Avec la dissolution de l'Assemblée, Emmanuel Macron souhaitait « clarifier »
la politique française.
Le moins qu’on puisse prétendre est que le résultat aboutit à l’inverse de ses objectifs premiers.
Il assurait aussi que l’extrême gauche ne pourrait jamais prétendre au pouvoir. Cette dernière est désormais en position de force. Résultat ? Ces mélenchonistes qui faisaient, un jour oui et l’autre non, partie du fameux « arc républicain » sont bel et bien là, élus ou réélus à l’Assemblée nationale. Soit un casting se situant entre train fantôme et manoir de l’épouvante.
À tout seigneur, tout honneur : Raphaël Arnault (Vaucluse), trois fois fiché S et connu pour avoir traité Éric Zemmour de « grosse merde » et avoir paisiblement menacé Alice Cordier, militante féministe, de lui « mettre une balle dans la tête », arrive donc au palais Bourbon.
Un ancien dealer chez Bolloré ?
Louis Boyard (Val-de-Marne), connu pour ses rapports complexes avec l’argent, reconnaît avoir été dealer pour payer ses études, tout en acceptant celui de Vincent Bolloré, lorsqu’il officia comme chroniqueur chez Cyril Hanouna. Son militantisme pro-Hamas est tel qu’il finit par hérisser le poil de ses amis de gauche, qui en ont pourtant connu d’autres. C’est dire.
Aymeric Caron (Paris), un gros morceau, celui-là. En juillet 2018, de nombreuses boucheries sont vandalisées par des militants antispécistes en France. Rien que de très normal, à l’en croire : « Si ces militants se retrouvent obligés d’avoir recours à ces moyens, c’est tout simplement car les voies démocratiques ne servent pas en France. » Si tel est le cas, pourquoi se présenter à la députation ?
« Des tafioles de merde » ?
Sophia Chikirou (Paris) n’a pas la langue dans sa poche. À propos des journalistes du Média, chaîne de télévision mélenchoniste, elle estime que ce sont des « tafioles de merde » ! Volant illico à son secours, Mathilde Panot, présidente du groupe Insoumis à l’Assemblée nationale, affirme que si « tafiole est un mot homophobe », il « n’y a jamais eu un propos homophobe de la part de madame Chikirou ou de n’importe qui ! Il n’y a pas d’homophobie dans mon groupe. » Il est vrai que, vu de la sorte…
Aly Diouara (Seine-Saint-Denis) est encore peu connu, mais commence à se faire un nom sur les réseaux sociaux pour son soutien à l’imam Hassan Iquioussen (fiché S) et à ses propos peu amènes sur les origines de Raphaël Glucksmann, tête de liste Place publique lors des dernières élections européennes.