Depuis longtemps, plus de trente ans, en comptant large, soit l’époque où la droite institutionnelle a commencé à se poser des questions quant à son identité propre, son calvaire électoral n’en finit plus.
Tant qu’elle était donnée pour être de « gouvernement », la question ne se posait guère : elle était aux affaires, voilà tout.
Les questions posée par le Front national d’alors ?
C’était d’un vulgaire, sachant qu’il est des quartiers – « beaux », généralement – où les questions sécuritaires et migratoires ne se posaient que de loin.
Aujourd’hui, de cette droite « d’affaires » ne reste plus que celles du couple Balkany.
Ses derniers héros, Charles Pasqua et Philippe Séguin, les deux bouts de la ficelle néo-gaulliste, l’un réactionnaire et l’autre à la fibre plus sociale, ayant été enterrés avec des pudeurs de gazelle par ceux qui font désormais mine de les révérer post-mortem.
Cette droite, toujours, se retrouve maintenant un peu seule, son acmé n’ayant jamais été que l’accession au pouvoir d’Emmanuel Macron, cet Alain Juppé en plus jeune, ce Valéry Giscard d’Estaing qui aurait réussi.
C’est dans ce champ de ruines, 20 % de l’électorat républicain ayant voté RN, 20 autres LREM et un socle d’irréductibles pour LR, que surviennent deux démissions conjointes.
Ainsi Laurent Wauquiez vient-il d’être poussé à la porte des Républicains, tandis que Valérie Pécresse a, dans la foulée, claqué cette dernière.

