
Le réflexe de l’éditorialiste du Monde appartient à un passé qui ne reviendra pas !
Pour défoncer les portes ouvertes et livrer des batailles gagnées d’avance, on peut toujours compter sur les ego boursouflés qui se toisent dans les coursives de notre quotidien du soir.
Les procès perdus et les scandales rédactionnels – le plus énorme reste celui de l’affaire Baudis – ne lui ont pas appris l’humilité. Le Monde cherche les ennuis et les trouve.
« L’ennui », c’est que le chef d’État a accordé un entretien à Valeurs actuelles l’an dernier et l’a qualifié de « très bon journal ».
On s’étrangle. Eût-il fallu censurer le Président ?
Ou, mieux, qu’il s’autocensure ?
Quand Le Monde apprend la démocratie à Macron, la leçon mérite qu’on s’y arrête.
« L’ennui », poursuit notre grande conscience, c’est que « les jeunes journalistes plus à droite que Marine Le Pen qui animent Valeurs actuelles… » – on admirera le fiel : sur quoi repose cette accusation collective ?
Le Monde a-t-il obtenu les bulletins de vote des journalistes de Valeurs actuelles ? -, ces journalistes, donc, « … ont micro ouvert en permanence sur plusieurs chaînes d’information télévisée en continu. »
Diable ! Et personne ne s’est avisé de demander au Monde sa bénédiction !



