
Le 22 juin 2022
La macronie de nouveau dans la tourmente.
Après la plainte déposée pour viol contre la secrétaire d’État Chrysoula Zacharopoulou ce mercredi, c’est une vieille affaire qui remonte à la surface. Confirmant une information de Libération, Le Parisien a appris que l’ex-ministre des armées Sylvie Goulard faisait l’objet d’une nouvelle plainte de la part d’Anticor, association luttant contre la corruption en France.
La plainte déposée le 10 juin, avec constitution de partie civile, devrait provoquer la désignation d’un juge d’instruction indépendant et l’ouverture d’une information judiciaire. D’après Libération - qui a pu lire la plainte effectuée par Élise van Beneden, la présidente d’Anticor - l’enquête du parquet national financier (PNF) classée sans suite, à propos d’un supposé emploi fictif de Sylvie Goulard pour le think thank américain l’institut Berggruenun, avait été « sommaire et superficielle ». Ce qui a poussé Anticor à revenir à la charge. Selon l’association, la principale mise en cause n’aurait même pas été entendue personnellement.
Déposée en 2019, la plainte d’Anticor visait les liens de l’ex-ministre des Armées avec l’institut Berggruenun, qui lui a versé 350 000 euros entre 2013 et 2016.
Selon Libération, ce classement sans suite par le PNF avait été notamment provoqué par un rapport de l’Office européen de lutte antifraude (Olaf) qui avait conclu à l’ « absence de conflit d’intérêts », alors même qu’elle était encore députée européenne.

