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vendredi 11 décembre 2020

Giscard, le président qui a éteint la lumière

Le 2 décembre dernier, Valéry Giscard d'Estaing nous quittait à l’âge de 94 ans, un peu plus d’un an après Jacques Chirac.

Plus jeune président de l’histoire jusqu’à l’élection d’Emmanuel Macron, il a amorcé un tournant progressiste, libéral et européiste dont la France n’est pas encore revenue. Maintenant que le temps de deuil a été respecté, droit d’inventaire. Devoir d’inventaire.

Louis-le-Grand, Libération de Paris, Croix de guerre obtenue en Allemagne, École polytechnique, École nationale d’administration, inspecteur des finances, maire, président de région, député français et européen, ministre de Charles de Gaulle et de Georges Pompidou, membre du Conseil constitutionnel, académicien et Président de la République : Valéry Giscard d'Estaing a rempli avec brio et comme aucun autre le cursus honorum républicain. Comme souvent à la mort d’une figure importante de l’histoire nationale, la pluie d’hommages tombe sans que de bilan substantiel et critique ne soit dressé. Incarnation dans la mémoire collective du centrisme, Valéry Giscard d’Estaing a en grande partie bradé l’héritage du gaullisme de la première Vème République au profit d’une politique libérale, réformiste et européiste, la même qui aujourd’hui guide l’action d’Emmanuel Macron.

En père de la « société libérale avancée »

« De ce jour date une ère nouvelle de la politique française, celle du rajeunissement et celle du changement de la France. »Le jour de son élection, VGE annonce la couleur. Progressiste sur le plan des mœurs, il est l’homme qui, témoin des événements de Mai 1968, s’efforcera d’adapter la société à l’évolution des mœurs, comme le veut l’expression consacrée. De Gaulle, homme du XIXè qui avait proposé de faire tirer sur la foule, est déjà loin.

jeudi 10 octobre 2019

Ces impuissants, pourtant puissants qui nous gouvernent …

 
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Réfléchissons et constatons!

On n ‘a pas de pétrole , mais nos dirigeants occidentaux sont des visionnaires

Un peu d’histoire pour bien comprendre le monde d’aujourd’hui :
– Quand l’Occident a laissé tomber le Shah d’Iran, il a été remplacé par Khomeini avec les conséquences que l’on sait.
– Quand Saddam Hussein a été éliminé, il a été remplacé par le chaos et l’émergence du groupe armé État Islamique.
– Quand on a abandonné Moubarak, il a été remplacé par Morsi, un Frère Musulman.
– Quand on a viré Ben Ali, ce voleur corrompu, en Tunisie, il a été remplacé par un parti Islamiste, Ennahda.
– Quand on a tué Kadhafi, il a été remplacé par un chaos total (et on a eu droit au déferlement de migrants).
On se réjouissait d’un « printemps arabe », on a eu un « hiver islamiste ».
Chaque fois qu’on a agi pour déboulonner un dictateur corrompu, on a eu à la place un régime pire.
Y avons-nous gagné au change ?
Les populations de ces pays sont-elles plus heureuses?
Avons-nous constaté une avancée de la démocratie ?
Réponse : jamais.
Le point commun à tous ces dictateurs renversés est qu’ils étaient laïcs, farouchement opposés aux islamistes qu’ils réprimaient d’une main de fer.
Aujourd’hui, l’Occident fait tout pour se débarrasser d’Assad en Syrie.
Si on y arrive, on peut à coup sûr parier qu’il sera remplacé par pire que lui.
Une fois de plus, la différence entre ceux qui lui succèderont est qu’il est un laïc et qu’après lui des sanguinaires fous mais islamistes prendront le pouvoir.