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vendredi 18 août 2023

[Chronique] L’extrême droite : cette invention de la gauche


 

 

 Stéphane Buffetaut 17 août 2023

 

Lorsque Geoffroy Lejeune a été nommé au JDD, les médias étatiques ont répété en boucle l’antienne « Geoffroy Lejeune, ancien rédacteur en chef de l’hebdomadaire d’extrême droite Valeurs actuelles ». 

Le problème est que Valeurs actuelles n’a jamais été un hebdomadaire d’extrême droite. Conservateur certes, depuis sa création par Raymond Bourgine, qui était un membre du CNIP. Extrémiste non. Plus offensif et anticonformiste sans doute, mais à l’aune du combat à mener contre une extrême gauche de plus en plus agressive et un libéralisme mondialisé radical et déconstructeur.

Depuis l’entre-deux-guerres, la gauche marxiste-léniniste exploite le filon de l'« antifascisme » avec d’autant plus de bruit et de fureur que cela permettait d’occulter les crimes communistes d’une ampleur comparable à ceux du national-socialisme, ces deux barbaries n’étant que les deux faces de la même monstruosité politique moderne : l’idéologie totalitaire. Le nazisme écrasé, le marxisme léniniste version stalinienne continua de se déclarer à la pointe de la lutte contre un « fascisme » qui n’existait plus. Y furent assimilés le colonialisme finissant et l’impérialisme américain contre lesquels étaient mobilisées la gauche prétendument intellectuelle et « les masses laborieuses ».

Orpheline après l’échec historique du marxisme-léninisme en Europe, la gauche néo-marxiste cherche à toute force à recréer le mythe d’un danger « fasciste » rebaptisé, selon les nécessités de propagande, « populisme » (ce qui en dit long sur l’estime réelle qu’elle a pour le peuple) ou extrême droite, car n’ayant plus rien à dire ou à proposer, elle ne survit que grâce à une lutte contre un fascisme qui n’existe plus ou une extrême droite mythique. Or, en fait d’extrémisme et de violence politique, c’est à gauche qu’ils demeurent une réalité dangereuse.

mercredi 2 août 2023

La grève du JDD prend fin, Geoffroy Lejeune prend la tête de l’hebdomadaire malgré la fronde


Ndlr. Dans une récente émission « d’information » de la Radios suisse romande, le journaliste en poste et le correspondant à Paris se sont empressés de parler de Geoffroy Lejeune, un des meilleurs jeunes journalistes français (pas de gauche) mais qui dit ce qu’il voit et voit ce qu’il voit, finalement nommé rédacteur en chef du JDD après des semaines de grève, comme un journaliste « d’extrême droite ». 

Encore! Mais implicitement, cela veut-il dire que certains de nos journalistes gauchistes sont de mauvais journalistes, ou en tout cas des journalistes aveuglés idéologiquement? Ces journalistes ont-ils lu le moindre article de ce remarquable journaliste? Mais cela ne mérite visiblement jamais la moindre sanction.

 

Geoffroy Lejeune, 34 ans, ancien directeur de la rédaction du magazine Valeurs actuelles et proche du candidat Eric Zemmour à l'élection présidentielle de 2022, prend ses fonctions de directeur de la rédaction du Journal du dimanche dans un climat très conflictuel entre la rédaction du journal et la direction du groupe Lagardère, propriétaire actuel.

Le JDD de retour dans les kiosques à la mi-août

Sa nomination, annoncée le 22 juin, avait aussitôt déclenché une grève d'une durée inédite de la rédaction, reconduite à la quasi-unanimité pendant 40 jours. Ce mouvement a empêché six week-ends de suite la parution du JDD, institution dominicale en France, dans laquelle les puissants de tous bords se plient régulièrement au jeu de l'interview.

Mais un accord a été conclu pour mettre fin à la grève et le site internet du journal doit reprendre son activité dès ce 1er août, a annoncé dans un communiqué Lagardère, qui table sur un retour dans les kiosques de la version papier «à partir de mi-août».

«L'accord prévoit également la mise en place de conditions d'accompagnement pour les journalistes qui souhaiteraient quitter la rédaction», a ajouté le groupe.

A l'origine de la grève, le refus de la rédaction d'être dirigée par Geoffroy Lejeune, «dont les valeurs sont en totale contradiction avec celles du JDD», et son exigence de «garanties d'indépendance juridique et éditoriale». Même si Arnaud Lagardère, patron du groupe du même nom, s'en défend, nombre d'observateurs voient dans cette nomination la main du milliardaire Vincent Bolloré, accusé par ses détracteurs d’avoir des opinions «ultra-conservatrices».

Vivendi, groupe de Bolloré, est en effet en train d'absorber Lagardère, propriétaire de plusieurs médias français (Le Journal du dimanche, le magazine people Paris Match et la radio Europe 1).