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lundi 22 juillet 2024

[Chronique] Assemblée nationale : « l’arc républicain » enterre la démocratie


braun pivet

 

Au second tour des élections législatives, le Rassemblement national a obtenu 10.728.330 voix (chiffres du Sénat), bien devant les autres partis en lice. 

Certes, en raison des accords de désistement, la majorité présidentielle comme ses alliés du Nouveau Front populaire n’avaient pas présenté de candidats dans toutes les circonscriptions. 

Si l’on se réfère aux chiffres du premier tour publiés par le ministère de l’Intérieur, le RN avait obtenu 19,01 % des suffrages (9.379.092 voix), devant le NPF (18,23 %), largement devant la majorité présidentielle (13,03 %) et pratiquement cinq fois plus que LR (4,27 %).

Pour ce qui concerne le nombre de députés, le RN et apparentés comptent 126 élus, Ensemble 99, LFI 72, les socialistes 66, la Droite républicaine 47, les Écologistes 38, les démocrates 36, Horizons 31, LIOT 21, la Gauche démocrate et républicaine 17, À droite d'Éric Ciotti 16, les non-inscrits 8.

En toute logique, le Rassemblement national, si le système était réellement démocratique, aurait dû être représenté au Bureau de l’Assemblée nationale, composé, outre le président, de 6 vice–présidents, 3 questeurs et 12 secrétaires. D’autant plus que l’article 10, alinéa 7 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale stipule que la répartition des postes s’effectue « par choix prioritaire en fonction des effectifs respectifs des groupes ».

Il n’en a rien été, par un déni de démocratie contraire à l’esprit voire à la lettre du règlement intérieur de la chambre basse. Chacun est libre de combattre les propositions du Rassemblement national, mais nul ne peut nier que ses députés ont été élus à la suite d’élections libres et pluralistes. Y aurait-il donc un sous-prolétariat politique, pour reprendre une phraséologie chère à la gauche marxisante ? Des députés « intouchables » de la politique française ? Et, donc, des sous-électeurs dont les représentants ne devraient remplir aucune responsabilité que la force de leur représentation justifierait amplement.

 

Le fait que la « droite républicaine », parti croupion, dont le nombre de députés n’est que du tiers des députés RN, ait obtenu deux vice-présidents et un questeur montre clairement la compromission de Laurent Wauquiez avec la Macronie.

vendredi 19 juillet 2024

Bravo jeune homme

 

jeudi 18 juillet 2024

[ÉDITO] Assemblée nationale : « crash-test » pour la démocratie française


©shutterstock_524674582 ©shutterstock_524674582

 

Notre démocratie est malade, c’est peu de le dire. 

Et Emmanuel Macron, en médecin Diafoirus, n’a fait qu’accélérer la maladie depuis qu’il a ouvert son cabinet à l’Élysée en 2017.

 La semaine dernière, dans sa lettre aux Français, il nous délivrait sa dernière ordonnance, non remboursée par la Sécurité sociale, en appelant « à l’invention d’une nouvelle culture politique française ». Ce qui veut tout dire et ne veut rien dire. Comme d’habitude avec la logorrhée macronienne. La gauche, dominée par l’extrême gauche, donc, pour faire court, l’extrême gauche a l’intention de ne rien inventer du tout mais de piocher dans les bonnes vieilles recettes qui ont fait leurs preuves au siècle dernier partout où elle a réussi à imposer sa médecine : diabolisation, menaces, exclusion. Ils sont arrivés en tête du scrutin du 7 juillet ? Ils demandent, somment, exigent Matignon. Avec, en bruit de fond, non pas celui des bottes, mais celui de la contestation sociale et, en sus, le sourire de Sophie Binet.

On se pince quand on se souvient du bordel organisé par LFI...

Et tant pis s’ils n’ont pas de majorité. Ils demandent, somment, exigent, à l’Assemblée nationale, forts seulement de leur moins de deux cents députés, que près de cent cinquante de leurs collègues (RN et ciottistes), représentant plus de dix millions d’électeurs, soient traités comme des pestiférés, des sous-députés. Oui, notre démocratie est donc vraiment malade. Et pas besoin d’avoir fait médecine ou dix ans de sciences politiques pour faire ce diagnostic. Il suffit pour cela de lire en « honnête homme », la lettre comminatoire adressée aux députés macronistes et LR par André Chassaigne, Cyrielle Chatelain, Mathilde Panot et Boris Vallaud, respectivement présidents des groupes communiste, écolo, LFI et socialiste, pour s’en convaincre.

Dans ce courrier, ces personnages demandent tout bonnement que le Rassemblement national ne fasse pas partie du futur bureau de l’Assemblée nationale afin de prolonger au sein même de l’Hémicycle le « front républicain ». Une exigence qui va évidemment à l’encontre de l’esprit et de la lettre de notre démocratie parlementaire. Ceux qui, à droite, pouvaient avoir quelques complaisances envers André Chassaigne, à cause de ses interventions parfois bien senties à la tribune, devront bien admettre qu’un communiste reste un communiste, c’est-à-dire le tenant d’une idéologie aux antipodes de la démocratie. On reste pantois en lisant la liste de ces signataires quand on sait que leurs noms circulaient comme potentiels candidats au perchoir, c’est-à-dire une fonction qui exige d’être le plus impartial possible ! Et quand on se souvient du bordel organisé par LFI - Panot en tête - lors de la dernière législature.

lundi 20 février 2023

L'assemblée nationale en délire



vendredi 25 novembre 2022

"La question de la réintégration des agents ne peut plus durer"



 

 

Les derniers pays où la vaccination du personnel soignant est obligatoire

 


 


Macron ne veut absolument pas réintégrer les soignants suspendus…


 
25 novembre 2022
 
La niche parlementaire LFI, comme on dit désormais, a montré hier comment Macron et son gouvernement s'opposaient mordicus à la réintégration des soignants suspendus. 
 
Alors qu'une majorité parlementaire se dégageait pour faire adopter le texte en discussion, le gouvernement a multiplié les incidents et les manoeuvres dilatoires pour maintenir jusqu'au bout la suspension (autant dire l'exclusion) des soignants non-vaccinés... Le gouvernement a été sauvé par le gong.


Décidément, Macron et la macronie font une fixette sur la réintégration des soignants suspendus, mesure décidée dans tous les pays européens sauf la Grèce et la France. Il faut absolument lire le palpitant récit du débat parlementaire par le site officiel de l’Assemblée sur cette réintégration pour comprendre la radicalité du parti présidentiel dans une affaire qui tourne au vinaigre. 

Dans la pratique, l’Assemblée disposait de quelques heures seulement pour adopter un texte présenté dans le cadre de la “niche”, c’est-à-dire de la journée de débat accordée à la position pour présenter des textes. Cette niche se clôturait à minuit. Inventée par Nicolas Sarkozy, insérée dans le corpus juridique en 2008,  la niche était supposée redonner du pouvoir à l’opposition en laissant les groupes parlementaires fixer leur ordre du jour. Tactiquement, LFI avait privilégié deux textes susceptibles d’être adoptés, écartant les autres (dont la revalorisation du SMIC et l’interdiction de la corrida). 

Après avoir remporté un véritable succès sur l’inscription de l’IVG dans la Constitution, LFI pouvait espérer une deuxième réussite sur la réintégration des soignants suspendus : l’amendement de suppression déposé par le gouvernement a été battu dès le premier vote, laissant augurer une adoption finale du texte, grâce au concours du RN et des Républicains. On soulignera ici le consensus dont le texte a bénéficié en dehors de la majorité relative macroniste.

vendredi 24 juin 2022

Plus de députés employés, ouvriers et agriculteurs au RN qu’à la NUPES !


 
 
 
 Kevin Tanguy 23 juin 2022

L’ est-elle représentative de la française ?  

Franceinfo a publié une étude dévoilant la composition de l’Hémicycle. Sans surprise, les catégories socioprofessionnelles supérieures (cadres) dominent les bancs de velours rouge, avec 61 % des députés élus. Pourtant, les cadres et professions intellectuelles supérieures ne sont que 9,5 %, dans la population française. Mais l’ doit-elle réellement être un copier-coller de sociologie française ? Certains pensent que oui. C’est, d’ailleurs, une critique récurrente, ces dernières années : « Combien y a-t-il d’ouvriers à l’Assemblée nationale ? » s'interrogent les médias. Observe-t-on un changement depuis l’arrivée des nouveaux élus ?

Indéniablement, oui ! Depuis dimanche 19 juin, les se sont ainsi intéressés à la nouvelle députée NUPES, Rachel Kéké, anciennement femme de ménage. Le Parisien, Europe 1 ou BFM TV ont largement salué sa victoire. Un traitement médiatique bien différent de celui réservé à Lisette Pollet, élue RN de la Drôme, pourtant elle aussi femme de ménage.

Or, c’est pourtant au sein du groupe Rassemblement national qu'on trouve le plus de « diversité » sociale. Les professions intermédiaires représentent 10 % des députés RN, contre seulement 6 % parmi les élus NUPES, et 5 % dans l'ensemble des formations politiques. Dans le pays, les ouvriers, employés et professions intermédiaires représentent 42 % de la population française. La NUPES, qui allie l'extrême gauche et la gauche, compte 63 % de cadres parmi ses députés, contre... 49 % pour le RN. Parmi les deux groupes parlementaires, les employés sont plus nombreux, en pourcentage, au RN (11 %) qu'à la NUPES (7 %), comme les agriculteurs (2 %, contre 0 % à la NUPES !) et même comme les ouvriers (3 % au RN, contre 2 % à la NUPES) ! Qui représente donc vraiment le peuple ?

mercredi 21 novembre 2018

Jean Lassalle met un gilet jaune à l'Assemblée et provoque une suspension de séance

 
 



Ajoutée le 21 nov. 2018

Pendant l'intervention de Christophe Castaner dans l'hémicycle, Jean Lassalle a porté un gilet jaune à l'Assemblée nationale ce mercredi et a provoqué une suspension de séance.
 

vendredi 9 novembre 2018

“Il y a un puissant lobby LGBT à l’Assemblée nationale” (Agnès Thill, député)

 
 

 — par — 9 novembre 2018


Jusqu’ici quasi inconnue de la majorité des Français, Agnès Thill, parlementaire de l’Oise élue sur une liste macroniste La République En Marche, vient de jeter un pavé dans la mare qui va faire beaucoup parler d’elle…


Cette élue a osé écrire sur son compte Twitter : “il y a un puissant lobby LGBT à l’Assemblée nationale et l’Assemblée nationale n’est pas la France”.

 

En soi, rien de neuf sous le soleil, mais c’est suffisant pour que plusieurs ministres et députés de la majorité dénoncent une « expression plus que malvenue » et que le lobby LGBT en question exige sa tête en criant à l’homophobie.

mardi 2 octobre 2018

Les salaires mirobolants des fonctionnaires de l'Assemblée nationale

 
 
 
Image d'illustration. Photo © CHAMUSSY/SIPA

valeursactuelles.com/ / Vendredi 28 septembre 2018
 

Budget. 6 000 euros nets pour une secrétaire, 4200 euros pour un gardien... les émoluments de la plupart des salariés de l'Assemblée nationale atteignent des niveaux qui dépassent les indemnités des députés, révèle Challenges.
 
 
Les sommes sont énormes.
Le magazine Challenges révèle ce vendredi 28 septembre que les salaires des 1 278 fonctionnaires et contractuels de l'Assemblée nationale ont atteint des sommets vertigineux.
« Les trois quarts des fonctionnaires qui nous entourent gagnent plus que nous [5 700 euros mensuels pour un député].
Avouez que c’est un problème ! » demande à Challenges Marc Fesneau, le chef de file des élus du Modem.
Selon le magazine, les secrétaires perçoivent en moyenne près de 6 000 euros nets par mois, les agents d’accueil et ceux qui gèrent la logistique, environ 4 800 euros, les rédacteurs des comptes-rendus de débats (des dactylos d'élite) entre 5 200 et 14 000 euros.

vendredi 28 septembre 2018

République exemplaire ? Le budget de l'Assemblée nationale explose

 
 
République exemplaire ? Le budget de l'Assemblée nationale explose

© Philippe Wojazer Source: Reuters
L'Assemblée nationale, illustration
 
Immobilier, transport, secrétariat, technologie et retraites : le budget prévisionnel de l'Assemblée nationale va devoir être revu à la hausse pour s'adapter au nouveau monde.

Le Palais Bourbon va devoir puiser 47 millions dans ses réserves.
Selon un document que le journal Le Parisien s'est procuré, les dépenses de l'Assemblée nationale ont largement dépassé les prévisions du budget 2019.
Pour parvenir à l’équilibre, le Palais Bourbon va devoir puiser 47 millions d’euros dans ses réserves.
 
«Les charges prévisionnelles de l’exercice 2019 sont supérieures à la dotation de l’Etat et aux recettes propres de l’Assemblée.
A plus long terme, la question de l’équilibre du budget devra être reconsidérée, le niveau de la dotation de l’Etat et la dynamique constatée dans l’évolution des charges de l’Assemblée nationale apparaissant comme incompatibles», peut-on lire dans le document confidentiel.

L’Assemblée nationale doit montrer l’exemple
Le Premier questeur de l'Assemblée, Florian Bachelier, interrogé par le quotidien, assure pourtant que les meilleures options ont été choisies pour ne pas mettre les Français à contribution : «Nous avions le choix entre une baisse drastique des dépenses d’investissement, ce qui aurait porté préjudice au travail des députés et des fonctionnaires de l’Assemblée, une hausse de la contribution de l’Etat qui s’élève déjà à plus de 1 demi-milliard d’euros et un prélèvement sur nos réserves.