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jeudi 3 décembre 2020

Absurdistan : la Belgique aussi !


 
  

L’Absurdistan n’a pas de frontières. 

Il y a quelques jours, à la veille de la réouverture des commerces dits non essentiels en , fermés depuis le 30 octobre, le ministre fédéral de la Santé, Frank Vandenbroucke, a avoué : « Faire du shopping ne comporte pas de risques quand tout est bien contrôlé. »

Il explique ensuite avoir pris cette décision de fermeture le 30 octobre dernier « parce qu’à un moment donné, on devait prendre une décision choc. Il fallait vraiment faire un électrochoc. Il fallait dire clairement “On bloque”. » Saint Jean Bouche d’or d’outre-Quiévrain, le ministre avoue sans vergogne que la fermeture des commerces non essentiels était bien politique, n’avait aucun fondement sanitaire et visait l’impact psychologique. Pour cet ancien trotskiste, le gouvernement par la peur a ceci de bon qu’il permet de masquer le fait que « le système de santé était sous pression », dixit Bart Somers, vice-ministre président flamand, qui poursuit : « Nous devions intervenir de manière drastique et tout faire pour éviter les contacts. »

Ces déclarations, outre ce qu’elles révèlent d’une navigation « à vue » de la gestion de l’épidémie et d’un cynisme doublé d’incompétence qui tient lieu de méthode, donne aussi l’impression, exactement comme en France, que le gouvernement belge évolue dans un monde parallèle, irrationnel et de plus en plus liberticide. On imagine sans peine le tollé provoqué par ces paroles dans l’opinion publique. Le SNI, Syndicat neutre des indépendants, s’étrangle sur Twitter : « On ne peut pas sacrifier les commerces et risquer des milliers de faillites juste pour obtenir un effet-choc. C’est totalement irresponsable […] On joue ici avec la santé économique d’environ 35.000 entreprises, et leurs familles », tandis que Pierre-Frédéric Nyst, président de l’Union des classes moyennes, cité par RTBF, prévient : « Chaque fois que le ministre Vandenbroucke va prendre une décision, on va se demander si c’est une décision sensée ou si c’est un coup dans l’eau, un coup d’essai. »

lundi 30 novembre 2020

« Vous vous sentez mal ? C’est normal. Vous vivez en Absurdistan !! » L’édito de Charles SANNAT



 par | 30 Nov 2020 |

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Beaucoup de gens, ces derniers temps, se sentent de plus en plus mal et l’on voit d’ailleurs, partout, l’agressivité considérablement augmenter.

Il faut dire que les contraintes imposées aux gens, dans des conditions le plus souvent très contradictoires, deviennent de plus en plus insupportables.

La raison ?

Une gestion calamiteuse de l’épidémie et une gouvernance désastreuse de la part de nos dirigeants.

On peut évidemment se trouver désemparé face à une situation nouvelle, mais il est des principes de direction et de gestion, des principes d’encadrement, qui en tous temps, et même surtout par gros temps restent valables.

Justice, simplicité et cohérence des décisions.

Voilà un programme simple et totalement oublié.

Les mesures cohérentes avec un objectif clair sont toujours acceptables et donc acceptées.

Le flou, le mensonge, les carabistouilles et les ajustements à la petite semaine sans oublier les décisions prises pour de mauvaises raisons viennent toujours à bout de la patience remarquable d’un peuple.

Si l’on ferme les restaurants, on ferme tous les points où l’on mange sans maque. C’est cohérent.

Quand on ferme les remontées mécaniques, on ferme les stations dans le sens où on indemnise toutes les pertes d’exploitations, ou alors on ouvre ! En Suisse, il semblerait que les stations de ski restent ouvertes !

On laisse des milliers de gens s’entasser dans des boutiques, mais on interdit les lieux de culte.

On oblige les gens à s’autoriser eux-mêmes pour sortir de manière urgente acheter des choses non-indispensables dans des magasins qui ne sont plus de première nécessité mais rouverts…

On nage donc en plein délire collectif et en pleine folie, une folie qui évidemment monte au cerveau des plus fragiles.

Suicide, déprime, malaise, ou violence, tout est fait, dans les faits, pour rendre les gens complètement fous !