dimanche 26 mai 2013

Pierre Bergé se plaint de la violence dont il est la cible mais a-t-il bien conscience de la force de celle qu’il génère ?

Pierre Bergé, copropriétaire du Monde, a déclaré cette semaine sur BFM que les maires qui refuseront de célébrer des mariages homosexuels devraient se faire soigner.

Pierre Bergé est un mécène cultivé, intelligent, et engagé, très engagé. Il défend avec un acharnement légitime les causes qui lui tiennent à cœur, de la lutte contre le virus du sida à la consécration du mariage pour tous.

 Mais il ne supporte guère, apparemment, une opinion différente de la sienne, ce qui ne laisse pas d’étonner venant de la part d’un mécène cultivé, intelligent, et ayant le sens aigu des affaires.


 Il se plaint, à la suite de ses plaidoyers virulents contre la manif pour tous et les politiques qui la soutiennent, d’avoir reçu insultes et menaces diverses et s’est même porté partie civile.

 Ce qui ne l’empêche pas d’affirmer que les maires qui refuseraient de célébrer le mariage homo devraient immédiatement se faire soigner.

 Il a d’autre part soutenu que les enfants de parents homosexuels étaient statistiquement moins maltraités que les enfants nés d’un père et d’une mère.

Eu égard à la longévité comparative, dans l’histoire de l’humanité, des unions homos et hétéros, cette affirmation est aussi logique que la rencontre d’un parapluie et d’une machine à coudre sur une table à dissection.

Le camarade Bergé va plus loin. Il écrit ainsi, dans le Figaro du 16 décembre 2012 : 'Nous ne pouvons pas faire de distinction dans les droits, que ce soit la PMA (Procréation médicalement assistée), la GPA (Gestion pour autrui) ou l’adoption.

 Moi je suis pour toutes les libertés. Louer son ventre pour faire un enfant ou louer ses bras pour travailler à l’usine, quelle différence ?" Fermez le ban. Trente ans de gauche mitterrandienne pour en arriver là : devenir l’un des idiots utiles du capitalisme ultra libéral le plus débridé.

 Voici venir, sous la houlette du progressisme bobo, la location de millions de femmes nécessiteuses, par les couples qui en auront les moyens, pour la fabrication de bébés à la chaîne, qui un jour demanderont à connaître leur identité labyrinthique et réfléchiront, avec un soupir légèrement nostalgique, à la différence fondamentale entre "droit à l’enfant" et "droits de l’enfant".

 Et qui maudiront moins légèrement, entre deux séances chez leur psy, ceux qui auront égoïstement confondu les deux notions. Il serait peut-être temps, après avoir bâti un bel empire avec Yves Saint-Laurent et bien travaillé pour les arts, les lettres et le combat contre une maladie terrible, que Bergé se repose, et pense à l’avenir de ses moutons.

 

En savoir plus sur http://www.atlantico.fr/decryptage/pierre-berge-se-plaint-violence-dont-est-cible-mais-t-bien-conscience-force-celle-qu-genere-andre-bercoff-737143.html#EMd51K3oT6HE5bmP.99

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