Par pour Le Messager, Publié le 26/07/2017
Les installations illégales de gens du voyage créent de vives tensions entre les élus et les agriculteurs d’un côté, et l’Etat, représenté par le préfet de Haute-Savoie, de l’autre.
Si les élus s’en prennent à l’Etat, accusé de ne pas agir efficacement face aux installations illégales de caravanes, le préfet de Haute-Savoie se plaint également du manque de moyens pour faire appliquer la loi.
Dans un courrier adressé au ministre de l’Intérieur le 13 juillet dernier, et dont Le Messager a eu connaissance, Pierre Lambert dresse un portrait accablant de la situation tendue dans son département.
Dans un courrier adressé au ministre de l’Intérieur le 13 juillet dernier, et dont Le Messager a eu connaissance, Pierre Lambert dresse un portrait accablant de la situation tendue dans son département.
A mots couverts, dans ce courrier interne, il regrette le manque de disponibilité des forces de l’ordre qui ne permet pas de réagir efficacement.
« Amendes peu dissuasives »
Le préfet réclame, en outre, de nouveaux outils législatifs : « Les condamnations pour occupations illicites se limitent à des amendes peu dissuasives de 500 euros avec sursis : ce montant gagnerait à être nettement relevé, voire accompagné d’un système d’astreinte financière individuelle par jour d’occupation constaté après mise en demeure de quitter les lieux. »
« Impuissance face à un phénomène en augmentation »
« A défaut d’une possibilité d’action civile ou administrative supplémentaire à l’état actuel du droit, contre les groupes de faux voyageurs facteurs de troubles à l’ordre public, nous continuerons de montrer notre impuissance à faire face à ce phénomène en augmentation », conclut le préfet, visant cetains groupes particulièrement virulents.












