Si l’on n’y prend pas garde, le mode de paiement « sans contact » pourrait bientôt devenir notre mode de vie.
Dans “
Le peuple des zombies”
j’évoquais déjà la grande misère des névroses générées par la société
des écrans en me référant à Konrad Lorenz.
L’éthologue aurait été
fasciné par les comportements liés au confinement et à ses conséquences,
ce que Robert Redeker appelle «
le Déshumain ».
Les
screenagers des années 80-90 sont aujourd’hui adultes et
nous gouvernent avec une forme de déconnexion du réel pathologique que
l’actualité a rendue criminelle.
Une société sans contact cumule toutes les peurs : peur d’elle-même,
peur du prochain, peur de l’avenir (et/ou du passé), peur du réel, peur
du contact physique.
Elle se réfugie dans le virtuel.
On peut,
aujourd’hui, tout faire à distance : ses achats, l’amour, la guerre.
Amazon, Pornhub et drones militaires, même combat.
Cette mise à distance
du réel tourne à l’absurde avec la téléconsultation.
Les bons médecins
généralistes savent que palper un corps est un élément important dans le
diagnostic.
Alain Damasio a trouvé une belle expression pour désigner
ce phénomène : les
« technococons ».