Ce lundi 10 juin, la présidente du tribunal de Compiègne (Oise), Nadine Duboscq, avait à juger une affaire de cambriolage impliquant cinq hommes issus de la communauté des gens du voyage installée à Noyon.
Les peines requises par le procureur de la République étaient lourdes : de un à quatre ans de prison ferme.
Au terme de l’audience, les prévenus, récidivistes pour la plupart, s’attendaient à être condamnés et à dormir en prison. Aussi, la surprise a été générale lorsque le délibéré a été prononcé. « Vous êtes relaxés », a annoncé la juge, non sans prévenir : « Je ne tolérerai aucun applaudissement, ni aucune démonstration de joie. » C’est donc une fois sortis de la salle que les amis et les familles venus assister à l’audience ont explosé de soulagement. (…)
Les faits remontent au 31 mars dernier. Un couple de retraités de Pont-l’Évêque quitte son domicile un peu avant 16h30. En chemin, leur alarme anti-intrusion s’active et, en direct, ils découvrent des images de mise à sac de leur maison, provenant de leur caméra. Les gendarmes sont prévenus et les époux de 73 ans font demi-tour. Sur la route, ils croisent… leur Audi A6 que les voleurs viennent de dérober.
