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mercredi 22 mars 2023

LR : la fin est proche ?


 

 
judas 
 
Marc Eynaud 21 mars 2023 
 
L’ambiance était électrique, au conseil stratégique de , ce mardi matin. 
 
Après le vote de la qui a échoué à neuf voix près, les Républicains ont perdu le nord. Car la veille, alors qu’Olivier Marleix venait d'expliquer à la tribune que son groupe ne voterait aucune motion, 19 députés de son groupe l'ont contredit, manquant faire tomber le gouvernement d’Élisabeth Borne.

Alors, c’en est fini, de LR ? Cette question se pose à vrai dire depuis l’échec de François Fillon au premier tour de l’élection présidentielle de 2017. Cela fait six ans que les Républicains n’y arrivent pas. Tout d’abord saignés une première fois par les sirènes de l’élection d’Emmanuel Macron qui ont attiré quelques cadres en manque de ministère, puis séparés à l’Assemblée nationale entre les constructifs et les opposants. Six ans plus tard, les Républicains ne tiennent plus aucune métropole et la ville la plus importante gérée par pointe à la vingt-et-unième place du classement national (Nîmes). Récemment, c'est le maire d’Orléans Serge Grouard qui est parti en claquant la porte. « Je ne pense pas que le parti se scindera », déclare à BV l’ancien conseiller de Nicolas Sarkozy Maxime Tandonnet. « Les réfractaires ont besoin de l’étiquette et de l’investiture et aucun n’a intérêt à voir le parti s’affaiblir davantage. » Une impression corroborée par la sortie de Bruno Retailleau en bureau stratégique ce mardi matin, rapportée par le journaliste de Marianne Jules Pecnard : « On ne doit pas mettre la poussière sous le tapis, on est trop faible pour se diviser. »

On a déjà beaucoup écrit, ici, sur la fracture territoriale qui coïncide souvent avec « l’âme et conscience » des députés frondeurs. Ils sont les élus de la France rurale et périphérique dans les derniers bastions ayant échappé au RN et à la gauche, de Belfort à Charolles. En Moselle, dans le Lot et dans les Ardennes, les électeurs ne sont pas les cossus retraités des Alpes-Maritimes. Chacun des élus LR ayant voté pour la motion le savait bien évidemment. Et ils savaient aussi qu’ils devaient leur siège à leur enracinement local, certes, mais aussi à une étiquette assumée d’opposant à la politique d’Emmanuel Macron. Facteur primordial qui explique leur maintien. « Il y a trois lignes chez , analyse Maxime Tandonnet, les partisans d’un pacte avec Emmanuel Macron, les constructifs et les réfractaires. Ces derniers sont issus de la jeune génération et généralement enclavés dans des territoires ruraux. ». Ce sont ceux-ci qui ont largement voté la .

Ils misent tous sur l’après-Macron ?

mardi 21 mars 2023

Trahison : La liste des députés Républicains à sanctionner aux prochaines élections locales ou nationales


Nous publions la liste des députés Républicains qui ont refusé de voter la motion de censure contre le gouvernement, après l’utilisation du 49-3 pour faire adopter la réforme des retraites sans débat. 

Ces élus devront rendre des comptes aux électeurs français en cas d’élections futures, qu’elles soient locales ou nationales.

La motion de censure transpartisane, initiée par le groupe Liot, a été rejetée ce lundi à l’Assemblée nationale. Elle visait à renverser le gouvernement qui a eu recours au 49-3, une procédure constitutionnelle permettant d’adopter une loi sans vote des députés.

Nous invitons nos lecteurs à prendre connaissance de cette liste, à la diffuser largement, à l’imprimer sur support papier pour faire des tracts ou autres et à utiliser tous les moyens légaux pour que les noms soient connus de tous. Si les députés s’arrogent le droit de mettre à la retraite les travailleurs à 64 ans, ils doivent savoir que ces mêmes travailleurs les écarteront de toute élection future.

Les Républicains

 Éric Ciotti (Alpes-Maritimes)
Olivier Marleix (Eure-et-Loir)
Bazin, Thibault (Meurthe-et-Moselle)
Valérie Bazin-Malgras (Aube)
Anne-Laure Blin (Maine-et-Loire)
Émilie Bonnivard (Savoie)
Jean-Luc Bourgeaux (Ille-et-Vilaine)
Xavier Breton (Ain)
Hubert Brigand (Côte-d’Or)
Christelle D’Intorni (Alpes-Maritimes)
Marie-Christine Dalloz (Jura)
Virginie Duby-Muller (Haute-Savoie)
Nicolas Forissier (Indre)
Jean-Jacques Gaultier (Vosges)
Annie Genevard (Doubs)
Philippe Gosselin (Manche)
Victor Habert-Dassault (Oise)
Michel Herbillon (Val-de-Marne)
Patrick Hetzel (Bas-Rhin)
Philippe Juvin (Hauts-de-Seine)
Mansour Kamardine (Mayotte)
Marc Le Fur (Côtes-d’Armor)
Véronique Louwagie (Orne)
Emmanuel Maquet (Somme)
Alexandra Martin (Alpes-Maritimes)
Frédérique Meunier (Corrèze)
Yannick Neuder (Isère)
Jérôme Nury (Orne)
Éric Pauget (Alpes-Maritimes)
Isabelle Périgault (Seine-et-Marne)
Christelle Petex-Levet (Haute-Savoie)
Alexandre Portier (Rhône)
Nicolas Ray (Allier)
Vincent Rolland (Savoie)
Vincent Seitlinger (Moselle)
Nathalie Serre (Rhône)
Michèle Tabarot (Alpes-Maritimes)
Jean-Pierre Taite (Loire)
Jean-Louis Thiériot (Seine-et-Marne)
Antoine Vermorel-Marques (Loire)
Alexandre Vincendet (Rhône)
Stéphane Viry (Vosges)

lemediaen442

jeudi 16 mars 2023

La droite la plus bête du monde


 

jeudi 28 juillet 2022

Retraités : le hold-up nocturne de la majorité !


 

Marc Eynaud 27 juillet 2022

Le premier vote faisait figure d’abordage réussi pour les oppositions. 

L’amendement 194 porté par l’expérimenté Charles de Courson (LIOT) proposant une « revalorisation des pensions, prenant en compte le niveau réel de l’inflation […] c’est-à-dire pour l’année 2022, une inflation à 5,5 % ». 

Cette proposition rehaussait celle de l’État qui avait acté une hausse de 1,1 % en janvier, puis de 4 % en juillet. Il manquait donc la bagatelle de 500 millions d’euros supplémentaires. L’amendement était passé d’une courte tête avec les voix de la gauche, du RN, du groupe de Charles de Courson et notamment d’une élue du MoDem. Avec quatre voix d’avance, il s’agissait d’un véritable couac pour la majorité et d’une victoire significative pour les oppositions.

Or, à deux heures trente du matin, la majorité est parvenue à redemander un vote sur cet amendement qui a, cette fois, reçu un avis défavorable. Pour l’opposition, c’est un hold-up. « Les macronistes debout pour applaudir la chute des pensions de retraite. Avec la complicité de LR, ils rabaissent les retraites sous l'inflation lors d'un vote à 2 h 30 du matin, effaçant un 1er vote qui augmentait les pensions au niveau de l'inflation... », s’énerve, sur Twitter, le RN Alexandre Loubet.