
Alors qu’il a été développé dès avril 2020, il arrive enfin dans les premiers laboratoires après un parcours administratif semé d’obstacles. Son potentiel énorme reste freiné par des décisions peu compréhensibles de l’HAS.
Un test pertinent du futur : la salive pour identifier les contagieux et les isoler
On sait qu’en parlant, chantant et en éternuant, le liquide biologique qui contamine l’environnement et les autres, c’est principalement la salive. Un patient testé par PCR-RT en nasopharyngé avec une salive négative est-il contagieux ? Rien n’est moins sûr d’autant que le test nasopharyngé peut rester très longtemps positif chez des patients sans plus aucun symptôme et possiblement guéris.
Une étude scientifique publiée le 12 janvier 2021 conclue que l’échantillonnage de la salive semble être une alternative tout aussi sensible et moins coûteuse qui pourrait remplacer les écouvillons nasopharyngés pour la collecte d’échantillons cliniques pour le dépistage du SRAS-CoV-2.
Depuis le 6 juillet 2020, l’université de l’Illinois à Urbana-Champaign (UIUC) teste ses professeurs et 40 000 étudiants deux fois par semaine via prélèvements salivaires. Pour Paul Hergenrother, professeur de l’UIUC, ce type de test est « le seul permettant de tester plus de 10 000 personnes par jour. Dans son université en testant massivement par la salive et en isolant, le taux de positivité est passé de 2,86% à 0,31% en moins d’un mois. « Aujourd’hui, nous enregistrons un taux de positivité des tests des plus bas de tous les Etats-Unis », s’enthousiasmait-t-il fin septembre 2020.
La possibilité de mener des dépistages, à la fois massif et fréquent, est l’atout majeur des tests sur prélèvements salivaires que mettent en avant de nombreuses voix en France depuis des mois comme celle de l’épidémiologiste Pr Catherine Hill.
Un test ultra-fiable si on le compare à la technique PCR salivaire !Les données médicales récentes suggèrent que la salive permettrait de détecter plus de patients infectés par le SRAS-CoV-2 pendant les 10 premiers jours de la maladie, que le prélèvement nasopharyngé (NEJM 2020, 383 ;1283-6).