Translate

Affichage des articles dont le libellé est pipeline. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est pipeline. Afficher tous les articles

lundi 29 mai 2023

Sabotage de Nord Stream : l'agence de voyage, le yacht et la piste ukrainienne



Le yacht Andromeda soupçonné d'avoir été utilisé pour mener à bien les opérations de sabotage des gazoducs Nord Stream 1 et Nord Stream 2.   Le yacht Andromeda soupçonné d'avoir été utilisé pour mener à bien les opérations de sabotage des gazoducs Nord Stream 1 et Nord Stream 2. © Oliver Denzer, Reuters

 De nouvelles révélations dans l’enquête sur le sabotage des gazoducs Nord Stream suggèrent l’implication de plusieurs ressortissants ukrainiens, d’après le quotidien Süddeutsche Zeitung.

Mais cela ne signifie pas, pour autant, que Kiev en est à l’origine.

C’est l’un des dossiers politiquement et diplomatiquement les plus sensibles du moment. Les efforts pour découvrir les responsables du sabotage des gazoducs Nord Stream 1 et 2 en septembre 2022 auraient permis de resserrer sensiblement les filets autour d’au moins deux Ukrainiens, souligne le journal allemand Süddeutsche Zeitung, à l’issue d’une enquête publiée dimanche 21 mai et menée avec d’autres médias allemands, polonais et danois.

Cette affaire a vu les suspects se multiplier depuis que les autorités allemandes, suédoises et danoises s’en sont emparées en octobre 2022. Les Russes ont d’abord été accusés, puis les Britanniques, les Ukrainiens et même les Américains ont également été mis en cause. Tout le monde semblait avoir une raison de vouloir saboter ce célèbre et controversé pipeline. Mais les indices concrets manquaient pour faire pencher la balance en faveur de l’une ou l’autre des théories.

Agence de voyage fictive

Le voile commencerait à se lever, affirme le Süddeutsche Zeitung. Tout commence par une mystérieuse agence de voyage. Sise dans une petite rue calme de Varsovie, Feeria Lwowa se vante de travailler avec plusieurs tour-operateurs. 

Seul problème : sur place, il n’y a qu’une “toute petite pièce, avec trois ordinateurs et quelques documents”, a constaté le quotidien allemand. La même adresse est, en outre, partagée par une centaine d’autres sociétés.  

Feeria Lwowa a donc tout de la société fictive. Elle représenterait cependant “la piste la plus prometteuse des enquêteurs allemands pour découvrir qui est à l’origine du sabotage”, a appris le Süddeutsche Zeitung.

C’est en effet par l’entremise de cette fausse agence de voyage qu’a été loué le yacht Andromeda, utilisé par une équipe de six personnes soupçonnées depuis plusieurs mois d’être les responsables du sabotage.

Des révélations du magazine allemand Der Spiegel et des quotidiens nord-américain Wall Street Journal et New York Times avaient commencé à détailler, en mars 2023, l’étrange périple entrepris par Andromeda quelques jours avant l’explosion, le 26 septembre 2022.

Les six suspects – dont certains ont présenté des passeports ukrainiens aux autorités portuaires – ont embarqué à bord de ce yacht d’une quinzaine de mètres de long à Rostock, au nord de l’Allemagne.

L’une de leurs escales intéresse tout particulièrement les enquêteurs. L’Andromeda s’est arrêté quelque temps au large de l’île danoise de Christianso, qui se trouve à proximité des sites des trois explosions qui ont endommagé les gazoducs Nord Stream 1 et Nord Stream 2.

Les six suspects ont aussi laissé à bord du yacht des traces d’un explosif “de qualité militaire et qui peut être utilisé sous l’eau”, d’après les conclusions des enquêteurs, affirme le Süddeutsche Zeitung.

La piste la plus prometteuse ?

Mais ces individus ont disparu de la circulation. La piste du Feeria Lwowa apparaît ainsi comme la plus prometteuse pour tenter de remonter jusqu’aux auteurs de ce sabotage. Surtout qu’elle a déjà permis d’identifier au moins deux personnes. 

La première est une Ukrainienne de 55 ans qui a confirmé au Süddeutsche Zeitung être la directrice de Feeria Lwowa depuis 2021.

lundi 14 février 2022

Le gaz plus cher car l’Union Européenne refuse de signer des contrats à long terme



 par | 14 Fév 2022 |

Vous avez deux façons d’acheter des l’énergie.

Soit sur le marché « spot » ou en « temps réel » et vous payez le prix du marché à cet instant, et par exemple en ce moment les prix sont au plus haut tant la demande d’énergie est forte, ou alors vous signez des contrats de long terme, sur 5, 10 ou même 20 ans ! Et là, les Russes par exemple s’engagent à fournir du gaz à un prix hors marché.

Les Américains cherchant à récupérer l’Europe de l’Ouest comme cliente pour son gaz de schiste, les Européens sont mis sous pression pour ne plus signer de contrats de long terme avec la Russie !

Nos prix d’achat augmentent donc fortement.

Et le consommateur paye.

Il y a évidemment des alternatives, mais il se cache derrière tout cela une immense bataille autour de la stratégie économique et énergétique des Etats-Unis, qui sont tout, sauf gentils ! Je vous invite à lire en totalité l’article ci-dessous. Cela illustre bien la terrible guerre économique qui se joue actuellement.

Charles SANNAT


Pourquoi l’Europe achète-t-elle son gaz aussi cher? Le porte-parole du Kremlin répond

Les pays européens achètent leur gaz à un prix plus élevé car ils ont renoncé à des contrats à long terme avec la Russie, estime le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov. Un récent rapport d’Oxford Economics prédit d’ailleurs que la hausse du prix du gaz va se poursuivre en 2022.

Alors que les cours du gaz et de l’énergie ont atteint des sommets ces derniers mois, le porte-parole de la présidence russe Dmitri Peskov a déploré que les pays européens aient renoncé à signer des contrats à long terme pour la livraison de gaz russe, ce qui permettrait de largement faire diminuer les prix.

« Le Président a déclaré sur la coopération énergétique que toutes nos interactions dans le domaine de l’approvisionnement en énergie devraient être aussi transparentes que possible, exclusivement basées sur le marché et sur des contrats à long terme. C’est ce que les Européens ont abandonné, et maintenant ils achètent du gaz, je parle de brut, non pas à 300, mais à 1.300 [dollars par mètre cube] », a-t-il déclaré auprès de Sputnik.

Si la Russie est un fournisseur important de l’Europe depuis des décennies, ses livraisons vers le Vieux continent n’ont pas augmenté cet hiver en raison d’une volonté de l’UE de diversifier ses sources d’importation, notamment vers le gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance des États-Unis, du Qatar, de l’Azerbaïdjan ou encore de l’Algérie. De plus, Washington fait pression pour promouvoir son GNL et tente d’interrompre la mise en exploitation du gazoduc Nord Stream 2.

Ainsi, les contrats passés avec la Russie ne sont plus à long terme, mais sont remplacés par des transactions à court et moyen terme, plus imprévisibles et plus chères. C’est déjà ce qu’avait reproché le vice-Premier ministre russe Alexandre Novak à la Commission européenne lorsque cette dernière dénonçait les prix élevés du gaz.

Prévisions peu optimistes

Et la situation énergétique de l’Europe n’est pas près de s’améliorer. Alors que les estimations prévoyaient plutôt une baisse du prix du gaz en 2022, un récent rapport du cabinet d’analyse britannique Oxford Economics prédit plutôt l’inverse, notamment en raison des tensions géopolitiques autour de la Russie et l’Ukraine.

« La hausse des prix de l’énergie et les retombées supplémentaires sur l’alimentation et l’inflation de base signifient une inflation plus élevée à long terme dans la zone euro », estime Angel Talavera, spécialiste de l’économie européenne chez Oxford Economics.

La baisse des prix ne devrait se faire qu’à l’horizon 2023.

Même constat pour l’institut public IFP Energies nouvelles concernant le gaz naturel en Europe. « À la fin 2022, on [sera] toujours à des niveaux très, très hauts, de l’ordre pour l’Europe de 90 euros du mégawattheure […] à comparer à la situation de 2019 où on était à 20 euros », a prédit son président Pierre-Franck Chevet le 9 février en conférence de presse.
« La prévision gaz sur l’année 2022 est toujours à un très haut niveau et ça va se répercuter clairement sur les prix de l’électricité », a-t-il également déploré. Seul le prix du pétrole pourrait baisser, le baril étant en mesure de revenir à 60 dollars.

Source Agence de presse russe Sputnik.com ici

vendredi 26 février 2016

La Syrie et le gaz du Qatar


Posté le 26 février 2016 à 17h14
 



L’avocat Robert Kennedy junior, neveu de l’ancien président américain John F. Kennedy, a révélé dans un article pour le magazine Politico les véritables causes de la guerre en Syrie.
 
La racine du conflit armé en Syrie, provient en grande partie du refus du président syrien Bachar al-Assad du passage d’un pipeline de gaz du Qatar vers l’Europe.


« La décision américaine. d’organiser une campagne contre Bachar al-Assad n’a pas commencé avec les manifestations pacifiques du printemps arabe en 2011, mais en 2009, lorsque le Qatar a offert de construire un pipeline pour 10 000 millions de dollars qui traverserait l’Arabie Saoudite, la Jordanie, la Syrie et la Turquie.

Ce projet aurait veillé à ce que les pays arabes du Golfe aient un avantage décisif sur les marchés mondiaux de gaz et aurait renforcé le Qatar, un proche allié de Washington dans la région."

Le président syrien Bachar al-Assad, a rejeté le projet au motif que cela nuirait aux intérêts de son allié russe, le plus grand fournisseur de gaz naturel vers l’Europe.
Un an plus tard, Al-Assad a commencé à négocier avec l’Iran pour construire un autre gazoduc qui transporterait le gaz de l’Iran vers le Liban et le pays perse serait devenu un des plus grands fournisseurs de gaz vers l’Europe.

Immédiatement après le refus du projet initial, les agences de renseignement américaines, Le Qatar, l’Arabie Saoudite et le régime israélien ont commencé à financer la soi-disant opposition syrienne et à préparer une révolte pour renverser le gouvernement syrien.