Le 20/04/2016
Le 19 avril 2016 dans Médias
Alors que le « Petit Journal », dans le collimateur de Vincent Bolloré, est sur la sellette, Le Point sort une enquête qui entend montrer le côté obscur de l’émission phare de Canal+.
Grand-messe de la bobosphère, l’émission présentée par Yann Barthès ne serait pas aussi « cool » qu’elle le laisse paraître.
Tout d’abord, l’enquête montre comment Laurent Bon, le producteur, et Yann Barthès, règnent en maîtres sur la machine avec « hyperventionnisme » à la clé.
« Tu dois servir la cause. C’est hypervertical comme fonctionnement, presque une secte », confie une salariée de l’émission.
Ainsi, certains s’insurgent contre le « rythme harassant » de travail et l’ambiance délétère qui règne au sein de la rédaction, confiant même partir au travail avec « une boule au ventre » et constater un réel « fonctionnement de cour ».
Paradoxal pour une émission qui se veut pourfendeuse de toute autorité.
D’ailleurs, les employés de l’émission sont triés sur le volet : ils doivent être jeunes, « sans cheveux blancs », explique même un témoin, afin d’être « malléables » à merci.
Concernant les contenus produits par le « Petit Journal », le constat n’est guère plus reluisant.
Le Point cite les dernières manip’ orchestrées par Yann Barthès et son équipe.
Tout d’abord, l’interview tronquée de Marine Le Pen sur Radio Canada, où le programme de Canal++ n’avait retenu que les moments qui l’arrangeaient, au détriment de tous les autres.
Plus récemment, le « Petit Journal » a présenté un discours de Jean-Luc Mélenchon lors d’une manifestation du mouvement Nuit Debout, monté « comme s’il était un dictateur sous l’Occupation ».