La guerre russo-ukrainienne fait donc rage jusqu’aux portes de Paris, plus précisément à Vincennes.
L’affaire (au sens militaire de « bataille ») remonte au 28 juillet, nous apprend Le Parisien.
Deux ressortissantes russes se sont vu refuser l’accès au château de Vincennes, pourtant ouvert au public, au seul motif qu’elles étaient russes. Une interdiction motivée par une « directive interne » au ministère des Armées « à la suite de l’invasion de l’Ukraine » afin de restreindre « l’accès aux emprises militaires du ministère au ressortissants russes ».
Manque de chance, l’une des deux femmes, journaliste de métier, a témoigné à l’AFP, déclarant avoir été « bouleversée », d’autant que, « justement », elle avait quitté la Russie à cause de la guerre. Mais ne soyons pas naïfs : qui nous dit que cette femme de 31 ans n’est pas une espionne prête à user de toutes les astuces du métier et des charmes de sa personne pour nous piquer du renseignement afin de changer le cours de la guerre, là-bas, à l'Est ? Le dossier militaire d’Emmanuel Macron ? On apprenait plein de trucs sur la personnalité des jeunes gens au temps des lits au carré ou en portefeuille. Mais raté : il n’a pas fait de service militaire. Les plans de Napoléon pour envahir la Russie ? Les Russes en ont vu d’autres, depuis. Les secrets du canon de 75 qui fit merveille en 14-18 ? Entre-temps, la France a livré ses canons Caesar à Zelensky.
Ce mardi, le cabinet du ministre des Armées, Sébastien Lecornu, a réagi face à ce qu’on pourrait qualifier d’excès de zèle d'un subordonné : « Il va de soi que [cette règle] ne peut pas être appliquée de la même manière pour les bâtiments stratégiques que pour les lieux recevant du public comme les musées. » Certain ? Donc, touristes et immigrés russes peuvent visiter le château de Vincennes, mais aussi le musée de l’Air et celui des Invalides où la France détient sans doute tout le matériel nécessaire pour gagner la bataille de Rocroy ou celle d’Austerlitz.
L’incident est désormais clos. Jusqu'au prochain… Juste de quoi faire chauffer à blanc la machine à tirer des balles dans les coins sur Twitter.
