
27.02.2023
La France a déjà livré à Kiev plusieurs dizaines de canons automoteurs Caesar modernes, le système de défense aérienne Crotale et a récemment promis de faire le don de 40 chars légers à roues, AMX-10 RC, tout en envisageant d’envoyer ses chars lourds Leclerc en Ukraine.
Les exercices de grande envergure en cours démontrent que Paris n'exclut pas la participation directe de ses militaires au conflit armé sur le territoire de l'Ukraine.
Exercice Orion. Des exercices militaires aux «proportions sans précédent» ont commencé dans le sud-ouest de la France, dont la tâche est de former les militaires de diverses branches des forces armées à travailler dans des conditions d'hostilités de haute intensité. «Vaste exercice militaire dans le sud de la France avec le largage de centaines de parachutistes», titre Sud Ouest.
La
France a lancé l’exercice Orion qui simule une intervention dans un
pays fictif déstabilisé par des milices. Il sert, selon, le quotidien
français, «à renouer avec l’hypothèse d’un engagement contre un
adversaire à armes égales». Plus loin, on peut lire: «Plusieurs
centaines de parachutistes ont été larguées samedi [dernier] sur la
région de Castres (Tarn), dans le cadre d’un exercice interarmées
d’ampleur inédite simulant un engagement majeur et mobilisant 7.000
militaires». C’est inédit.
«Le plus ambitieux exercice militaire interarmées». Selon Sud Ouest, «l’exercice
Orion, qui se déroulera jusqu’au 11 mars et s’étendra sur 14
départements, simule une intervention dans un pays (Arnland) déstabilisé
par des milices, frontalier d’un Etat puissant orchestrant ces troubles
(Mercure). L’enjeu de cette ‘’entrée en premier’’ est d’offrir aux
autres forces une porte d’entrée pour leur permettre de se déployer,
explique le général Benoit Desmeulles, commandant de la 11e brigade
parachutiste, en soulignant l’aspect ‘’assez inédit’’ de l’exercice
militaire à grande échelle qui vient de démarrer».


