
Marie d'Armagnac 21 février 2022
L’émission 7 à 8 du dimanche 20 février sur TF1
fait couler beaucoup d’encre sur les réseaux sociaux.
On y découvre,
dans une école privée à Roubaix, qu'un enfant, le petit Nolan, est
harcelé par ses camarades parce qu’il mange… des saucisses de
Strasbourg.
Il explique, la gorge serrée et les yeux embués : « Je
mange du porc, du coup les autres me disent : je ne te touche pas, je ne
touche pas ton assiette, je ne te regarde même pas, je ne te touche
même pas. » Conclusion terrible de l’enfant qui en est tombé malade : « Donc, en fait, ils sont racistes !».
Pendant ce temps, dans le petit théâtre de la gauche médiatique, on en est encore à discuter du vivre-ensemble et de ce grand remplacement
qui ne serait qu’une funeste théorie sortie toute en armes de cerveaux
chafouins. Loin, bien loin de ces quartiers populaires du Nord de la
France, à la splendeur passée et où se déploie aujourd’hui ce fameux
grand déclassement.
Cette triste scène ne doit pas occulter ce qu’est la réalité de
l'école du petit Nolan. Une école bien spécifique, où, en toute
franchise, parents, enfants, enseignants et directeur ont accepté de
parler. Le collège de la Cordée, dans ce quartier populaire de Roubaix,
est un établissement hors-contrat. Il ne reçoit donc aucune subvention
de l’État. Il est financé, apprend-on dans le reportage, par du mécénat
alimenté par des industriels de la région.
Déjà l’objet d’un reportage en septembre 2017 diffusé dans Zone interdite,
ce collège est dirigé par Niels Villemain, ancien DRH et ancien
professeur d’histoire. Dans ce reportage, on le voyait expliquer à ses
élèves, à très grande majorité étrangère, ce qu’est la France, pourquoi
il faut l’aimer. Son objectif ? L’assimilation par le drapeau, la
culture et l’école. On le voyait emmener ses élèves en sortie de classe
sur les lieux des champs de bataille de la Somme, « dans l’objectif d’affermir leur désir d’être français
», expliquait-il. Lors cette sortie de classe, trois élèves musulmans
s’écartaient ostensiblement du groupe, ne pouvant s’approcher trop près
de la croix érigée sur le lieu du mémorial de la Grande guerre : « La croix, elle nous fait trop mal, Monsieur », disaient-ils au directeur.
C’est déchirant : une parfaite représentation du choc de
civilisations auquel nous sommes confrontés et dont on nous dit qu’il
n’existe pas non plus.