En refusant de s'emparer du sujet, la Fédération française de football ouvre la porte à d’autres dérives religieuses.
Ce samedi 15 mars avait lieu la 26e journée de Ligue 1, le championnat de France de football.
À 19 heures, le SCO Angers recevait l’AS Monaco sur la pelouse du stade Raymond-Kopa. Un horaire qui ne permettait pas aux joueurs de confession musulmane de s'alimenter avant d’entrer sur le terrain, puisque la rupture du jeûne du ramadan se faisait ce jour à 18h59. En toute logique, ils auraient dû attendre la mi-temps pour casser la croûte. Cela n’a pas été le cas.
À la onzième minute de jeu, Himad Abdelli, milieu de terrain international algérien de l’équipe angevine, se blesse et appelle les soignants. Plusieurs joueurs comme le Monégasque Moatasem Al-Musrati et les Angevins Zinedine Ferhat, Carlens Arcus et Yassin Belkhdim, profitent de cet arrêt de jeu pour se diriger vers la touche où un panier de fruits les attend. Ils posent un genou à terre et dégustent, sous le regard bienveillant des commentateurs de la rencontre, des bananes et des oranges. Sur l'antenne de DAZN, le diffuseur, les journalistes sportifs expliquent : « Pour information, ce sont les deux team managers des deux équipes qui ont demandé l’accord à la ligue, enfin, au délégué du match plus précisément, qui a donné son feu vert. »
Une première
@Nigel Msipa-Unsplash




Ici, pas d’affaire de gros sous, pas de starlette beur en taule, pas de valise de billets à l’UMP. Simplement la croix du Christ qui s’efface.
On apprend en effet ce 27 novembre que le club de football le plus puissant du monde, le Real de Madrid, a choisi de renier son âme pour une poignée de dollars.
En effet, la petite croix chrétienne – laquelle figure au sommet du logo du Real – a été supprimée quand ce logo apparaît sur la carte de crédit du partenaire du club, la Banque nationale d’Abou Dhabi.
Cette carte faisant également office de carte d’abonnement au Real.
Selon le quotidien sportif Marca, il s’agissait « de ne pas froisser les clients musulmans ».
Le Real Madrid, club naguère traditionaliste si l’en fut, club de Franco et de la droite espagnole, continue à gommer son identité et à s’ouvrir à de nouveaux marchés.
La venue et la mise en avant de l’insipide Karim Benzema, qui a fait exploser les ventes de T-shirts en banlieue « française » et dans les pays arabes, en est la preuve.