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lundi 17 juin 2019

Versailles (78) : la présidente de la cour d’assises blessée par un tir de LBD à son domicile

  
 
 
   




Ce lundi matin, Magali T., présidente de la cour d’assises de Versailles, a été agressée à son domicile des Yvelines.

Selon nos informations, deux hommes se sont présentés chez la magistrate et ont sonné à sa porte pour lui livrer un colis.

Lorsqu’elle a ouvert, elle a été touchée par un tir de lanceur de balles de défense au niveau de la tête sous l’œil.
«Pour le moment, nous pouvons uniquement confirmer qu’il s’agit d’une arme non létale», a indiqué le parquet de Versailles, contacté par Libération.
Il a ouvert une enquête pour «tentative d’homicide sur magistrat».
Les suspects ont pris la fuite et sont toujours recherchés par les autorités.
Pendant ce temps, les investigations se poursuivent par l’audition de plusieurs témoins. Les enquêteurs cherchent notamment à établir si cette agression est liée aux fonctions de Magali T. […]

Libération


 
Bizarre, je n'ai pas entendu madame Belloubet s'émouvoir quand des gilets jaunes ont perdus un œil, une main ou un pied
 
Deux poids, deux mesures? 

mercredi 13 février 2019

Mercredi 13 février : marche de soutien à Sébastien, mutilé lors de l’acte XIII



 
Crédit photo de droite : Patrice Gravoin
Léa Luca


Au cours de l’acte 13, ce samedi, Sébastien Maillet, jeune homme de 29 ans a eu la main arrachée par une grenade GLI F4.

Devant l’assemblée nationale la répression policière a été extrêmement violente dès le matin samedi contre les manifestants.
 
La famille de Sébastien appelle à témoignage

Les images extrèmement choquantes de la scène, ont beaucoup tourné depuis samedi.
Le gouvernement, en la personne de Christophe Castaner, a justifié cette énième mutilation en disant que « les gendarmes se sont retrouvés encerclés face à une foule très hostile et ils ont voulu se désencercler » et prétendant que le manifestant « a voulu prendre dans la main cette grenade et elle a explosé ».
Dans les médias dominants, les chiens de garde, si prompts à s’indigner sur une Porsche brûlée sont nombreux à agiter cette version pour rendre le manifestant responsable de sa mutilation.
A l’instar de Thibault Lanxade, chef d’entreprise interviewé sur les Grandes gueules qui a déclaré « il était au coeur de l’action, il s’est fait réprimé il s’est réprimer ».
Plusieurs témoins contestent pourtant cette version.
Clément, un street-médic venu en aide au blessé, témoigne à Médiapart : la grenade a atterri « à ses pieds », mais « il a, semble-t-il, approché sa main pour la repousser, et elle a explosé »
Sa sœur confirme cette version et a publié une vidéo à ce sujet pour appeler à témoigner sur la manière dont se sont déroulés les faits :



Son père, interviewé sur RT France se prononce en faveur de l’interdiction des grenades de type Gli F4 : « Ca aurait pu être évité. Ca fait trop longtemps qu’on dit qu’on doit arrêter ces armes. Je pense qu’il y en aura d’autres qui vont perdre leur main ».
Les grenades GLI F4, qui contiennent une charge de TNT sont en effet connues pour leur grande dangerosité.

mardi 5 février 2019

Balles en caoutchouc ou « bastos » ?

 
 

 
À la mi-janvier, un médecin, le docteur Laurent Thines, neurochirurgien au CHRU de Besançon, ému par la gravité des blessures provoquées par l’utilisation des lanceurs de balle de défense lors des manifestations, a lancé une pétition pour demander un moratoire dans l’utilisation de ces LBD et des grenades de désencerclement.


Cette pétition a, semble-t-il, rapidement recueilli un grand nombre de signatures.
La plupart des blessés graves l’ont été au visage, ce qui est étonnant sachant que, théoriquement, les policiers ne doivent pas viser la tête.
Il peut, bien sûr, s’agir d’accidents dus à des tirs mal contrôlés.
Les blessures au visage sont non seulement graves, mais aussi spectaculaires, et marquent davantage l’opinion publique que des blessures au thorax ou des ecchymoses sur les jambes.
L’impact dissuasif est beaucoup plus important.
Est-ce l’effet recherché ?
Les enquêtes nous le diront peut-être un jour.
A-t-on relevé autant de blessures chez les émeutiers de banlieue, par exemple en 2005 ou, plus récemment, au début de l’année 2017 après l’affaire Théo ?

samedi 2 février 2019

Après Jérôme Rodriguez, Thierry Paul Valette

 
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Et si les leaders des gilets jaunes étaient volontairement ciblées par la police politique de castaner? 

jeudi 31 janvier 2019

Gilet jaune blessé à Bastille : un policier a bien tiré avec un «LBD»

 
 
 
Paris, le 26 janvier. Jérôme Rodrigues soutenu par des pompiers qui viennent de soigner sa blessure à l’œil. AFP/Zakaria ABDELKAFI
Jean-Michel Décugis, Eric Pelletier et Jérémie Pham-Lê| 30 janvier 2019
 
Un policier a finalement reconnu dans un rapport, mardi, qu’il s’était servi de son lanceur de balles de défense samedi à Bastille. Mais il conteste avoir touché Jérôme Rodrigues.
 
 
Un jet de grenade par un policier puis un tir de lanceur de balles de défense (LBD) par un autre. Selon nos informations, les investigations menées par l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), « la police des polices », établissent formellement qu’un fonctionnaire a bien fait usage d’un LBD, samedi dernier, place de la Bastille (Paris XIe), au moment même où le Gilet jaune Jérôme Rodrigues était grièvement blessé à l’œil.
Cette conclusion est fondée sur deux nouveaux éléments.
D’abord, l’exploitation des vidéos, tournées par les manifestants, ainsi que celles de la préfecture de police de Paris.
Ensuite, le rapport du policier à l’origine du tir qui s’est déclaré.
Il s’agit d’un gardien de la paix rattaché à la compagnie de sécurisation et d’intervention (CSI) des Hauts-de-Seine.
Dans ce document, rendu mardi soir à sa hiérarchie puis transmis à l’IGPN, il reconnaît avoir tiré sur un manifestant, mais pas sur Rodrigues.
Très tôt, Jérôme Rodrigues, 39 ans, une figure du mouvement, avait indiqué avoir été visé par un jet de grenade de « désencerclement » puis, quasi simultanément, par un tir de « flashball ».
Il imputait à la seconde arme la responsabilité de sa blessure.
Version que le ministère de l’Intérieur semblait jusqu’à présent remettre en cause, ne confirmant que le lancer de grenade.
« C’est le seul fait constaté », déclarait Christophe Castaner, le ministre de l’Intérieur sur BFMTV mardi matin.

mercredi 30 janvier 2019

Rends les yeux d’abord !

 
 
L’image contient peut-être : une personne ou plus et plein air


Anne-Sophie Chazaud


Époque merveilleuse où les couteaux agressent et égorgent tout seuls, les voitures sont folles et les lanceurs de balles de défense s’envoient directement dans les yeux des opposants politiques par l’opération du Saint-Esprit !


 On savait la technique toute puissante. On la découvre en plus méchante.
Dans le débat qui entoure la question des multiples violences policières totalement disproportionnées et le plus souvent injustifiées déployées contre les gilets jaunes, je suis frappée par la manière dont on aborde les choses uniquement sous leur aspect technique.
Le débat serait donc : pour ou contre les LBD.
De la même façon qu’on a tenté de réduire la question politique à une question sécuritaire, voilà qu’on réduit à présent la question sécuritaire à une simple question d’outillage technique.
Or, le problème n’est pas me semble-t-il que les fonctionnaires chargés du maintien de l’ordre soient équipés de LBD, même si l’on aimerait alors qu’ils en fassent un usage tout aussi généreux pour rétablir l’ordre dans les quartiers perdus de la République.

mardi 29 janvier 2019

"Je revois le flic qui me pointe" : Jim, éborgné par un tir de LBD

 
 
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Par
Emmanuelle Anizon 
Publié le 29 janvier 2019
 

En plus des séquelles de santé, Jim accumule les difficultés financières depuis sa blessure. (Emmanuelle Anizon )

Le Conseil d'Etat doit examiner mercredi des recours déposés en urgence par la CGT et la Ligue des droits de l'Homme demandant la suspension de l'usage du lanceur de balles de défense (LBD) dans les manifestations. Nous avions rencontré "Jim", éborgné par un tir de LBD en décembre.
Dans la chambre d’hôtel où on le rencontre, Jean-Marc Michaud dit "Jim", a du mal à parler sans trembler, sans pleurer, de ce samedi 8 décembre à Bordeaux.
Lui, l’horticulteur de l’île d’Oléron, "gilet jaune" de la première heure, vient manifester ce jour-là avec sa compagne Célia.

  



"L’ambiance était bon enfant pendant la journée. Vers 16 heures, ça a commencé à dégénérer.
On s’est fait nasser à Pey Berland [dans le centre-ville, NDLR]. Impossible de sortir".
Jim est une "grande gueule", "un ancien para" qui reconnaît ne pas hésiter à monter en première ligne face aux CRS.
 "Mais là, c’était la guerre ! On s’est fait gazer et tirer dessus, les grenades pleuvaient. Avec Célia, on n’avait qu’un masque de chirurgien et des lunettes pour se protéger."
Le couple essaie de s’enfuir par les petites ruelles, se cache derrière un abribus.
 "Il y a eu un moment de flottement", dit-il, et "ils" ont surgi.
Une trentaine.

dimanche 27 janvier 2019

Témoignage de la soeur de Jérôme Rodriguez

 
 

Jérôme Rodriguez a été ciblé délibérément, sur l'ordre de qui?



L’image contient peut-être : 4 personnes




Le propre des tremblements d’Histoire, et le moment gilets jaunes en est un, est de révéler les caractères.
Et l’on voit sortir du rang et apparaître en pleine lumière, des gens que rien ne prédisposait à le faire. Et prendre leur destin à bras-le-corps.
De Gaulle disait qu’un destin c’était la rencontre des circonstances d’un grand caractère.
Il en savait quelque chose.
Manifestement Jérôme Rodrigues est l’un de ceux-là.
Gilet jaune pacifique et engagé, on connaissait sa silhouette et sa barbe imposante.
Il vient d’être l’objet de ce que l’on ne peut appeler autrement qu’un attentat.
Toutes les vidéos et tous les témoignages démontrent que les violences dont il a été victime étaient parfaitement injustifiées, voire constituaient une tentative de meurtre.
 
Castaner continue à se rouler dans le vomi de ses mensonges en prétendant qu’il attaquait les policiers (!).
 
Le parquet de Paris, qui démontre depuis plusieurs semaines qu’il ne connaît pas le sens du mot déshonneur, reste obstinément muet.
Tout occupé qu’il est à protéger les délinquants qui entourent le chef de l’État, et à exécuter les ordres de Belloubet en mettant en œuvre une répression de masse contre les gilets jaunes.
 
LE POLICIER AUTEUR DE LA TENTATIVE DU CRIME D’HIER EST PARFAITEMENT IDENTIFIABLE. IL DEVRAIT DÉJÀ ÊTRE EN GARDE À VUE.
 
Et dire qui lui a donné cet ordre de cibler Jérôme Rodrigues.
Terriblement blessé et mutilé, Jérôme Rodrigues ne renonce pas.
Il se redresse et nous le dit, exemple de courage et de détermination.
Je ne sais pas s’il connaît cette citation de Péguy, mais en tout cas, lui il la porte : « Celui qui est désigné doit marcher. Celui qui est appelé doit répondre. C'est la loi, c'est la règle, c'est le niveau des vies héroïques. »
 
C’est pour cela qu’il est notre camarade et notre frère.

 Et c'est pour cela qu'on vous embrasse Monsieur Rodrigues.
 

samedi 26 janvier 2019

Montpellier: Tir de flashball en pleine tête sur un militaire en permission qui sortait d'un restaurant


Oeil pour oeil, castaner prépare toi à courir

 
 
 
 
castaner, macron, griveaux, philippe, profitez des soldes pour vous chausser utile, c'est pour bientôt

 

Jérome Rodriguez, figure du mouvement des Gilets Jaunes grièvement blessé par un tir de flashball (MAJ)

 
 
Acte 11 des Gilets jaunes : une figure des Gilets jaunes grièvement blessée à l'œil (IMAGES CHOC)
 
© Zakaria ABDELKAFI Source: AFP
Jérôme Rodrigues, blessé à l'œil, lors de son évacuation le 26 janvier 2019. (via RT)

lundi 21 janvier 2019

Gilets jaunes: "Je n'ai jamais vu autant de blessés graves"

 
 
   
 Un homme gît au sol après avoir été blessé par les canons à eau de la police, à Paris le 12 janvier 2019.
 
Un homme gît au sol après avoir été blessé par les canons à eau de la police, à Paris le 12 janvier 2019 
publié le   
 
 
Pour les soignants, l'ampleur des blessures physiques observées lors des manifestations des gilets jaunes est inédite. 
 
 
Antoine et Frédéric ont chacun eu une main arrachée à Bordeaux. Jérôme, Fiorina, Patrick et Alexandre ont tous les quatre perdu un oeil.
Quant à Florent et Geoffrey, ils sont désormais défigurés.
Leur point commun, au-delà des sutures et des bandages : tous ont été blessés ces dernières semaines lors des manifestations des gilets jaunes.
L'IGPN - la police des polices - a reçu 200 signalements sur sa plate-forme et a été saisie par la justice à 78 reprises. 
Sur les réseaux sociaux, les vidéos de CRS en action se multiplient, tout comme les photos et témoignages de blessés.
Aux premières loges de ce triste spectacle, les soignants, qui chaque week-end de manifestation pansent les plaies de dizaines de victimes.
Les passages aux urgences s'intensifient régulièrement les samedis, jours de rassemblement de ce mouvement social inédit.
Témoins d'une situation sans précédent, ils craignent, non pas d'être débordés, mais bien de devoir faire face à de plus en plus de cas graves. 
 
Une centaine de blessés graves

Mi-décembre, Amnesty international alertait déjà contre un "usage excessif de la force lors des manifestations des gilets jaunes".

vendredi 18 janvier 2019

Gilets jaunes gravement blessés : la colère monte !

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Lorsque les événements ont commencé à la mi-novembre, personne n’avait imaginé que les manifestants arborant le fameux gilet allaient se retrouver face à des armes.

Des armes officiellement non-létales, mais qui peuvent tout de même détruire des vies…
La situation est devenue si catastrophique, que le Défenseur des droits (Jacques Toubon) a demandé jeudi la suspension du recours aux lanceurs de balles de défense (LBD), explicitement en raison de la dangerosité de ces armes.
Gilets jaunes qui perdent un oeil, qui ont la mâchoire fracassée, qui se retrouvent dans le coma… L’accumulation de blessures graves, causées notamment par les lanceurs de balles de défense (LBD) utilisés lors des manifestations, nourrit la colère contre le gouvernement et la police.
Afin que nos lecteurs comprennent la réalité de la violence de ces armes, nous les invitons à regarder la vidéo ci-dessous.





jeudi 17 janvier 2019

"Ils lui ont tiré en pleine tête": la colère de la femme d'Olivier, victime de LBD

 
 
"Ils lui ont tiré en pleine tête": la colère de la femme d'Olivier, victime de LBD
 
Des policiers munis d'un LBD40 lors d'une manifestation de "gilets jaunes" à Bordeaux le 15 décembre 2018
AFP, publié le jeudi 17 janvier 2019 à 11h14
               

Un acte disproportionné, "barbare" et délibéré: Cindy Béziade ne "pardonne pas" à la police déployée face aux "gilets jaunes" samedi dernier à Bordeaux d'avoir tiré "en pleine tête" au lanceur de balles de défense (LBD) sur son mari Olivier, depuis dans le coma.

Les dernières nouvelles, un message posté sur Facebook par son épouse, datent de mardi soir, trois jours après la manifestation.
Sur son lit d'hôpital, le père de trois enfants, pompier volontaire à Bazas (Gironde), est toujours inconscient.
"Il est en réanimation. Il n'est plus dans le coma artificiel mais il ne se réveille pas de lui-même, c'est très compliqué. Il n'ouvre pas les yeux, il ne parle pas, rien. Il réagit à la stimulation uniquement, il est loin...", a expliqué Cindy Béziade à l'AFP.

Tout avait bien commencé samedi à la manifestation bordelaise, raconte-t-elle.
"On marchait tous dans la rue Sainte-Catherine", une artère piétonne et commerçante de l'hypercentre. "
C'était bon enfant. Il n'y avait aucune casse.
Même les commerçants laissaient leurs affaires à l'extérieur."
Mais avant d'arriver sur la place de la Comédie, "on a été gazé" (reçu du gaz lacrymogène, ndlr) par les forces de l'ordre, ce qui "a dispersé tout le monde".
Elle perd alors son mari.
Ces moments ont été filmés par plusieurs journalistes et vidéastes amateurs.

Mardi soir, Cindy Béziade a de nouveau laissé éclater sa colère en relayant l'une d'elles sur Facebook: "Ça se passe de commentaires, je suis furieuse".

Interdiction des flashballs et des grenades GLI-F4 (vidéo)

 
 
 
mercredi 16 janvier

 Des mutilés par tirs de flashball et grenades réclament l’interdiction de ces armes

Plus de 2000 personnes ont été gravement blessées depuis le 17 novembre, début de la mobilisation des Gilets Jaunes.
En cause : une police qui fait usage des flashballs et de grenade contenant de la TNT, un explosif interdit dans plusieurs pays.
Ensemble, des mutilés témoignent à visage découvert et appellent les Gilets Jaunes à se mobiliser pour l’interdiction de ces armes.
 

image capture d’écran de la vidéo Grenades Flashballs Interdiction du même compte Facebook : Axelle, victime d’un tir de flashball dans le visage pendant la manifestation des gilets jaunes le 8 décembre 2018, deux fractures à la mâchoire, une brûlure au deuxième degré et un trismus qui l’empêche de parler et de s’alimenter correctement
 
Ils s’appellent Antoine, Axelle, Thomas, Antonio ou Robin.
Tous ont été mutilés par des armes de répression utilisées par les forces de l’ordre durant la mobilisation des Gilets Jaunes : main arrachée, pied broyé, visage et mâchoire fracturée… ils témoignent à visage découvert dans une vidéo qui appelle à faire de l’acte XII – le 2 février prochain – un jour de mobilisation pour l’interdiction des lanceurs LDB, plus communément appelés flashballs et des grenades de désencerclement de type GLI-F4, contenant de la TNT, un agent explosif.

dimanche 13 janvier 2019

Castaner. Tentatives meurtres contre le Peuple Français Quelle est la véritable portée du LBD 40?

 
 
 © Stéphane Burlot
 
© Stéphane Burlot
 
Quelle est la véritable portée du LBD 40?
 
Le réalisateur de documentaires Florent Marcie, habitué des zones de guerres (Tchétchénie, Bosnie, Afghanistan, Libye, Tchad, Irak, Syrie…), a été touché de retour de Raqqa au visage par un flashball tandis qu’il filmait les gilets jaunes devant le Musée d’Orsay, se faisant blesser pour la première fois de sa carrière.
Il nous a confié ce texte sur la dangerosité du LBD 40, et le sens de son usage en démocratie.
 
Samedi 5 janvier, 17h11, devant le musée d’Orsay.
Acte VIII des gilets jaunes.
Un homme s’écroule sur la chaussée, frappé à la tempe par un tir de flash-ball.
Je m’approche pour le filmer.
À mon tour, je suis frappé au visage.
La blessure, sous l’œil, est profonde jusqu’à l’os.
Des manifestants crient, paniqués.
Je m’en sortirai avec deux petites fractures orbite/maxillaire et quelques points de suture.
D’autres n’ont pas eu cette chance.
Ils ont été éborgnés, édentés, ont eu la jambe cassée.
Depuis le début du mouvement des gilets jaunes, les blessés se comptent par dizaines.
 
Documentariste familier des terrains de guerre – mes premières images datent de la révolution roumaine en décembre 89 – , je ne suis pas une victime.
La blessure fait partie de l’équation.
Je ne porterai pas plainte, mais ne peux m’empêcher de penser aux autres, ceux d’hier et de demain.

samedi 12 janvier 2019