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mercredi 17 janvier 2024

Démographie. Les immigrées algériennes ont un taux de fécondité de 3,69 enfants par femme en France contre 2,2 en Algérie


 https://www.breizh-info.com/wp-content/uploads/2021/12/drapeau-algerie1.jpg


La crise de la natalité en France, observée en 2023, révèle une baisse significative des naissances, avec une diminution de 6,8% par rapport à 2022. 

Cette tendance marque un approfondissement de l’« hiver démographique », avec un solde naturel historiquement bas. 

La fécondité en France a chuté de 2,03 enfants par femme en 2010 à 1,8 en 2022, et le solde naturel a été divisé par cinq entre 2006 et 2022.

Ce déclin démographique est cependant nuancé par des différences notables selon l’origine migratoire. 

Les naissances issues de parents nés en France ont diminué de 22% depuis 2000, tandis que celles d’au moins un parent né hors-UE ont augmenté de 40%, et celles de deux parents nés hors-UE de 72%. En 2022, près d’un tiers des enfants nés en France avaient au moins un parent né hors de l’UE.

vendredi 12 juillet 2019

Les Françaises font plus de bébés que leurs voisines. Mais est-ce bien les Françaises ?

 
 



Il faut, on le comprend bien, tuer dans l’œuf cette méchante idée reçue selon laquelle ce sont les immigrées qui repeuplent la France.

On avance en effet, çà et là, et plutôt là que çà, que nos ventres sont plus féconds quand ils arrivent d’outre-frontière.

Faux ! nous disent Sabrina Volant, Gilles Pison et François Héran qui publient ce jour, dans Populations et Sociétés, la revue de l’INED (Institut national des études démographiques), une étude approfondie sur le sujet.
La question, donc : « La France a la plus forte fécondité d’Europe. Est-ce dû aux immigrées ? »
La réponse : non, trois fois non, finissons-en avec ce fantasme ridicule.
Reste, toutefois, à savoir de qui et de quoi l’on parle exactement, ce qui, à la lecture du document, n’est pas franchement clair…
Et pour s’en expliquer, il va falloir une fois de plus tourner autour du pot puisque les mots, comme les images, sont parfois frappés d’interdiction majeure.
Pour commencer : cocorico !
La France fait mieux que ses voisins avec un taux de fécondité, en 2017, de 1,9 enfant par femme, quand la moyenne européenne est à 1,59.
Il convient donc d’aller fouiller dans les berceaux pour tuer dans l’œuf cette « hantise d’un rapport de force numérique entre les natifs de France et les immigrés qui mettraient en péril l’identité nationale ».
Pour y parvenir, nos trois chercheurs avancent une explication qui, je l’avoue, a du mal à pénétrer mon cortex frontal : « L’immigration contribue fortement aux naissances mais faiblement au taux de fécondité. »