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lundi 8 janvier 2024

France, naissances : après l’automne… l’hiver


 
 
 “Dis bonjour à la dame.”

 

 

Les mois se suivent… Une saison chasse l’autre (il paraît qu’il fait froid maintenant)… et 2023 demeure une année de chute –anormale– de la natalité en France (et dans une foultitude d’autres pays).

L’Insee en guise de cadeau de Noël a mis à jour les chiffres de janvier à novembre 2023.

Le nombre des naissances chute de 6,78 % (par rapport à la même période 2022) (en septembre, sur neuf mois donc, nous étions à -7,3 %).

Autant dire que l’année est pliée…

Il n’y aura pas de miracle… de Noël (même en priant très fort et même en multipliant les petits Jésus…).

Voici le graphique qui me sert d’illustration chaque mois, et qui est le seul permettant de contextualiser ces chiffres (sur 20 ans !).

 

Inutile de se répéter : 2023 est ANORMALE (même dans le cadre d’une baisse tendancielle de la natalité, sur le long terme qui se constate dans de nombreux pays, oui, oui nous sommes au courant, prout).

Tant il est vrai qu’avec une population qui vieillit à vitesse grand V, des Occidentaux qui s’empoisonnent et qui haïssent le futur, des mecs qui s’enculent à qui mieux-mieux, des lesbiennes aux cheveux bleus en lutte contre le patriarcat.. il est difficile de maintenir une population à la fois équilibrée mentalement et surtout un nombre d’enfants par femme au-dessus du seuil de renouvellement…

C’est bête, hein ?

Il y a clairement un décrochage que personne ne veut ou ne peut expliquer (le Méchant Poutine, la Fée Clochette, le RichoffementKlimatik, le prix des fruits et légumes, les impôts, la sale gueule de Elizabeth Borne, oui, oui, toutes ces raisons et bien d’autres sont valables !).

vendredi 12 juillet 2019

Les Françaises font plus de bébés que leurs voisines. Mais est-ce bien les Françaises ?

 
 



Il faut, on le comprend bien, tuer dans l’œuf cette méchante idée reçue selon laquelle ce sont les immigrées qui repeuplent la France.

On avance en effet, çà et là, et plutôt là que çà, que nos ventres sont plus féconds quand ils arrivent d’outre-frontière.

Faux ! nous disent Sabrina Volant, Gilles Pison et François Héran qui publient ce jour, dans Populations et Sociétés, la revue de l’INED (Institut national des études démographiques), une étude approfondie sur le sujet.
La question, donc : « La France a la plus forte fécondité d’Europe. Est-ce dû aux immigrées ? »
La réponse : non, trois fois non, finissons-en avec ce fantasme ridicule.
Reste, toutefois, à savoir de qui et de quoi l’on parle exactement, ce qui, à la lecture du document, n’est pas franchement clair…
Et pour s’en expliquer, il va falloir une fois de plus tourner autour du pot puisque les mots, comme les images, sont parfois frappés d’interdiction majeure.
Pour commencer : cocorico !
La France fait mieux que ses voisins avec un taux de fécondité, en 2017, de 1,9 enfant par femme, quand la moyenne européenne est à 1,59.
Il convient donc d’aller fouiller dans les berceaux pour tuer dans l’œuf cette « hantise d’un rapport de force numérique entre les natifs de France et les immigrés qui mettraient en péril l’identité nationale ».
Pour y parvenir, nos trois chercheurs avancent une explication qui, je l’avoue, a du mal à pénétrer mon cortex frontal : « L’immigration contribue fortement aux naissances mais faiblement au taux de fécondité. »