
Voilà une phrase prophétique du président américain Abraham Lincoln, qui n’aura jamais été autant d’actualité qu’en 2019.
La preuve en est par l’actuelle tension agitant le golfe Persique, zone pour le moins stratégique, puisque c’est par là que passe une large partie de l’approvisionnement pétrolier du reste de la planète. Depuis que deux supertankers, l’un norvégien et l’autre japonais, ont été l’objet d’attaques, les Américains nous mentent-ils ?
Si tel était le cas, ce ne serait pas la première fois.
Deux exemples parmi les plus récents ?
Ces bébés koweïtiens assassinés dans leurs couveuses par la soldatesque irakienne, en 1990.
Ces « armes de destruction massive » des mêmes Irakiens en 2003, fiole brandie par le général Powell en guise de preuve à l’appui, dans l’enceinte de l’ONU.
Et encore doit-on en oublier.
Dans le registre maritime : ces deux navires de guerre américains, officiellement coulés les 2 et 4 août 1964, par les communistes du Vietnam du Nord dans la baie du Tonkin, mais officieusement sacrifiés par Washington, attentat « sous faux drapeau » finalement reconnu par la Maison-Blanche en 2005.
Cela, même nos médias les plus frileux vis-à-vis de l’ami américain osent enfin l’évoquer.
Comme quoi trop de mensonges finissent par tuer le mensonge.
Les temps changent ; enfin…
Diversification de l’information oblige – merci les réseaux sociaux –, c’est grâce au site russe Sputnik France qu’on apprend que le premier à contredire la version des faits n’est autre que Yutaka Katada, armateur japonais d’un des deux bateaux en question, qui dément donc l’hypothèse états-unienne d’une mine collée sur le flanc du navire : Il s’agirait donc d’un missile. Mais tiré par qui ?