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samedi 9 décembre 2023

« C’est la fin de la pollution éolienne »



 

Marc Baudriller 8 décembre 2023 

La cour d’appel de Nîmes vient d’ordonner le démantèlement de sept éoliennes installées depuis sept ans sur la commune de Lunas, dans le département de l’Hérault. 

Ce jugement confirme l’arrêt de la Cour de cassation, il est donc définitif. La Justice impose aussi la remise en état du site sous quinze mois. Fabien Bouglé, expert en politique énergétique, militant anti-éoliennes, auteur de Guerre de l'énergie : au cœur du nouveau conflit mondial et de Éoliennes : la face noire de la transition écologique, aux Éditions du Rocher, répond aux questions de BV.

Marc Baudriller. Cette décision est présentée comme une grande victoire pour les associations de défense de l’environnement et comme une première en France. Est-ce le cas ?

Fabien Bouglé. C'est une première, car c'est la première fois que autant d'éoliennes font l'objet d'une condamnation, mais c’est la suite d’un autre démantèlement obtenu en Bretagne, à Trédias, où trois éoliennes ont été jugées illégales, avec l’obligation de démantèlement. Le promoteur avait installé les éoliennes sans attendre la fin des recours, le Conseil d’État a donné raison aux opposants : ces éoliennes ont bien été démantelées après un long parcours judiciaire et c’est très intéressant, car la facture du démantèlement des éoliennes a été d’un montant beaucoup plus élevé que l’enveloppe de caution prévue pour cela, soit 50.000 euros. On tourne plutôt autour des 500.000 euros par éolienne. Mais la décision qui vient d’intervenir est très importante.

M. B. L’inquiétude gagne cette filière. Votre combat est-il gagné ?

F. B. Ce qui est incontestable, c’est qu’on commence à avoir sur cette question des jurisprudences très favorables [aux anti-éoliennes, NDLR]. Nous disposons maintenant d’un nombre important de décisions du Conseil d’État sur le respect prioritaire du patrimoine culturel français. Récemment, le même Conseil d’État a accordé l’annulation d’un parc éolien sur le fondement de l’atteinte à l’œuvre de Marcel Proust, car des éoliennes étaient prévues dans la campagne décrite par l’écrivain. Un préfet a aussi annulé un projet d’éoliennes car il allait porter atteinte aux paysages qui ont servi de modèles aux tableaux de Camille Pissaro. Les préfets prennent aussi de plus en plus en compte l’idée que les éoliennes portent atteinte de manière excessive au cadre de vie des Français. On a obtenu des jurisprudences sur le trouble anormal de voisinage. Compte tenu de ces atteintes graves au patrimoine et au cadre de vie de nos concitoyens, il y a fort à penser que les éoliennes pourront, à terme, faire l’objet de condamnations menant à un démantèlement.

M. B. L’industrie éolienne battait de l’aile. Cette décision et cette jurisprudence, si elles se confirment, ne vont-elles pas lui porter un coup fatal ?

jeudi 8 avril 2021

L’Etat veut renationaliser EDF pour mieux démanteler le groupe


 

par | 8 Avr 2021

Hercule.

Un projet titanesque de réorganisation de la production et de la commercialisation d’électricité en France qui va tout boulverser, et mettre un vrai bazar partout d’ailleurs.

Dans le cadre de cette réorganisation l’Etat veut donc racheter la part des minoritaires pour retirer EDF de la bourse.

L’action vaut actuellement 12 euros après s’être envolée de plus de 10 % hier.

Selon certaines rumeurs, l’Etat proposerait 19.80€ par action soit une prime de 80 % par rapport aux cours de vendredi dernier.

L’Etat ne pourra, de toutes les façons, pas acheter moins cher EDF que les cours de bourse sans se retrouver à spolier notamment des fonds de pensions et des investisseurs internationaux.

Acheter de l’EDF pourrait bien être une bonne affaire et les cours pourraient bien monter encore.

Après, EDF sera réorganisée, et les nouvelles structures remises sur le marché dans le cadre d’une nouvelle introduction.

Mais la bourse aura été débarrassée des centrales nucléaires qui resteront propriété de l’Etat français, car aucun investisseur ne veut plus de ces trucs-là dans la mesure où les coûts de démantèlement sont aussi faramineux qu’imprévisibles.

Encore une fois, vous allez assister, écœurés, à une immense privatisation des profits et à une socialisation, avec nos sous, des pertes.

Lamentable.

Charles SANNAT

Source BFM Bourse ici

mardi 10 janvier 2017

Île de Tromelin : «La République ne peut pas brader ainsi sa souveraineté !»

Le 10/01/2017

Crédits Photo: AFP.
Crédits Photo: AFP.

Par Philippe Folliot , Irène Frain
Publié le 09/01/2017 à 18:59
 
FIGAROVOX/TRIBUNE -
 
 Sur fond de différend entre la France et l'Île Maurice, la cogestion administrative de cette île doit être votée par l'Assemblée nationale. Pour le député Philippe Folliot et l'écrivain Irène Frain, ceci marque le début du démantèlement de notre domaine maritime.
 

Philippe Folliot est député du Tarn et co-auteur de France-sur-Mer: un empire oublié (éd. du Rocher, 2009).
Irène Frain est écrivain, auteur notamment de
Les Naufragés de l'île de Tromelin (éd. Michel Lafon, 2010).

Jusqu'où la France peut-elle se rabaisser?
Un pays a-t-il le droit de douter à ce point de lui-même pour qu'il en arrive à brader sa souveraineté?
Par un vote qui aura lieu le 18 janvier à l'Assemblée nationale, la France s'apprête à céder de fait, et sans contrepartie, une part de notre territoire national, l'île de Tromelin et son considérable domaine maritime.
En apparence, il s'agit d'un territoire minuscule perdu dans l'immensité de l'Océan Indien, à 450 km à l'Est de Madagascar et à 535 km au Nord de l'île de la Réunion, qui se borne à abriter trois agents des Terres Australes et Antarctiques Françaises. Il n'est seulement connu du grand public que par l'aventure humaine exceptionnelle qui s'y déroula du temps de la traite négrière.
Mais dans les faits, il génère un potentiel économique exceptionnel, 280 000 km² de Zone Economique Exclusive.
Presqu'autant que les 345 000 km² de la France hexagonale, Corse comprise.

Un patrimoine considérable pour un Etat puisqu'en droit de la mer, une Zone Economique Exclusive est un espace maritime sur lequel un Etat exerce ses droits souverains en matière d'exploration et d'exploitation des ressources économiques, environnementales, biologiques.
C'est ce patrimoine qu'un traité dit «de cogestion» signé de façon très discrète le 1er juin 2010 cédera à l'Île Maurice sans contrepartie aucune si l'Assemblée nationale le ratifie le 18 janvier prochain, approuvant ainsi sans réflexion l'aveuglement de nos diplomates et la lâcheté de certains politiques.