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mardi 7 mai 2024

lutter contre les drones aux JO à cause des défaillances du système Thalès

 

Humiliation : la RAF va aider la France à lutter contre les drones aux JO à cause des défaillances du système Thalès 

Œil de lynx  s'entrainant avec un appareil trop grand pour lui 

parÉric Verhaeghe

Selon le Times de Londres, les autorités britanniques ont proposé leur aide à la France pour assurer la sécurité aérienne des Jeux Olympiques du fait des graves défaillances du système Parade, développé par Thalès pour lutter contre les drones. 

Ce système à 350 millions € ne détecte qu’un drone sur trois et confond drone et appareils de climatisation. Macron a beau expliquer que nous sommes parfaitement prêts… l’amateurisme de sa gestion nous ridiculise…

 

 

C’est donc une mauvaise nouvelle supplémentaire pour la France à l’approche des Jeux Olympiques : selon le Times, le système Parade développé par Thalès moyennant 350 millions € ne fonctionne pas. Il ne détecterait qu’un drone sur trois, et confondrait les hélices des drones avec les pales des climatiseurs. La Grande-Bretagne, déjà échaudée par le manque de sécurité dans les stades français, et par les violences policières systématiques contre les personnes, s’inquiète pour la sécurité de ses ressortissants…

La Royal Air Force a donc proposé son aide pour éviter une catastrophe. Les autorités françaises démentent ce point.

dimanche 25 mai 2014

La Défense jusqu’à la moelle !


armee-francaise


Le 25 mai 2014

   
Les militaires, c’est commode, personne ne les défend et ils obéissent, la discipline est dans leurs gènes.

En 2013, il y avait eu un Livre blanc qui définissait les menaces qu’il fallait envisager pour la France avec les moyens pour les combattre, puis une loi de programmation militaire (LPM) fixant un budget annuel de 31 milliards d’euros par an pour la période de 2014 à 2019 et entérinant la baisse des effectifs de 82.000 emplois en dix ans.
 On était à l’os.
Rien d’équivalent n’avait été demandé à une autre administration où règnent les syndicats et où on a peur des mouvements sociaux.
Les militaires, c’est commode, personne ne les défend et ils obéissent, la discipline est dans leurs gènes.
Alors Bercy, en liaison avec Matignon, sans en parler à la rue Saint-Dominique, voudrait encore gratter 2 milliards par an pendant trois ans.
On veut encore diminuer les moyens alors que nous sommes engagés au Mali dans une intervention qui s’éternise — les combats entre les Touaregs et les Maliens du Sud ont repris —, une intervention en Centrafrique dont on ne voit pas la fin, et qu’on parle d’intervenir au Nigeria contre Boko Haram.

Peut-être est-on allé trop loin, le chef d’état-major des armées et les trois chefs d’état-major déclarent « Ce sera sans nous » et menacent de mettre képis et casquettes sur la table.

dimanche 18 mai 2014

Combien ça coûte à maintenir en condition opérationnelle? (révisé)

Le 17/05/2014
tora1 570.jpg
 
Voici une mouture révisé et corrigé, donc moins équivoque de ce post. Les chiffres sont ceux du ministère.
 
 
Buffalo (5 en dotation): 30 262€/an/engin
 
Aravis ou BVHP (14 en dotation, 1 détruit): 125 000€/an/engin

SOUVIM (8 en dotation): 275 000€/an/engin

Passons à du plus lourd! Cette fois les chiffres sont donnés pour l'ensemble des appareils concernés.
 
Alouette III (25 disponibles): 17,8 millions€/an

NH90 TTH (6 disponibles): 24,4 millions€/an

SEM (28 disponibles): 32,4 millions€/an

Tigre (40 disponibles): 98 millions€/an

Rafale M (35 disponibles): 100 millions€/an

Puma/Super Puma (120 disponibles): 104 millions€/an

Atlantique 2 (23 disponbles): 105 millions€/an

Tous ces chiffres (et bien d'autres), valides au 31 décembre 2013, ont été communiqués par le ministre après des questions écrites de parlementaires.
 
Pour chercher et trouver questions et réponses, c'est ici.

source

dimanche 20 octobre 2013

Défense française : nos guerriers sont privés d'armement.

 Publié le 20 octobre 2013
 

 Crédit Reuters
 
Alors que la France manifeste une vocation de gendarme du monde, Yvan Stefanovitch a mené un minutieux travail d'inventaire de nos forces armées. Extrait de "Défense française. Le devoir d'inventaire" (2/2).
 
Pour camoufler les sureffectifs de l’armée de Terre liés au manque dramatique de crédits pour entretenir le matériel, le haut commandement a mis sur pied un grand chantier : « l’optimisation du soutien et de la disponibilité opérationnelle » des engins. Le général Jean-Tristan Verna, directeur de la DCMAT (Direction centrale du matériel de l’armée de Terre), a dévoilé ce projet, le 17 mai 2006, devant la commission Défense de l’Assemblée nationale : « Après la professionnalisation, le grand chantier de l’armée de Terre pour les années qui viennent pourrait être la refonte complète, non pas de son système de maintenance, déjà fortement optimisé, mais de l’utilisation de ses matériels.

mercredi 9 octobre 2013

Tempête sur les armées.

Des légionnaires du 1er REC d'Orange. La ville se mobilise pour garder ce régiment et l'activité économique qu'il représente. Photo © SIPA
Budget. Après les industriels de l’armement, c’est au tour des opérationnels de tirer le signal d’alarme sur la dégradation de nos forces militaires. Et sur des perspectives très inquiétantes.
 
Prudent à la veille des municipales de mars prochain, le gouvernement a cherché à atténuer l’impact des annonces de suppressions ou de transferts d’unités, prévues par la loi de programmation militaire (LPM) 2014- 2019.
 Près de 23 500 postes devront être encore supprimés dans les cinq prochaines années, s’ajoutant aux 54 000 emplois déjà perdus entre 2008 et 2013. Pour 2014, 7 881 postes disparaîtront.
Cette année, on évoque plutôt des allégements ou des ajustements.

samedi 5 octobre 2013

Le Drian : L’armée française sera la “première d’Europe” en 2019

par

En 2008, il avait été avancé que la suppression de 54.000 postes au sein du ministère de la Défense allait permettre de faire un effort conséquent sur les équipements des armées afin de doter ces dernières de matériels performants et modernes et d’améliorer la condition des militaires.
 
Le ministre de l’époque, Hervé Morin, expliquait qu’il fallait consacrer davantage de moyens aux fonctions opérationnelles aux dépens du soutien et de l’administration grâce à des mutualisations et à “l’interarmisation” et que, prenant pour référence la chute du Mur de Berlin et ses conséquences, il était nécessaire d’adapter en permanence les armées aux nouvelles menaces et les préparer aux guerre de demain et pas à celle d’hier.
Les années et les gouvernement passent, les restructurations de l’outil de défense se suivent mais les “éléments de langage” restent.

mercredi 18 septembre 2013

DCNS touché de plein fouet par la loi de programmation militaire.

Par Alain Ruello | 18/09 | 13:56

DCNS
DCNS

La remise en cause des programmes Barracuda et Fremm coûtera jusqu’a 1,2 milliard d’euros. Plus de 1.000 emplois directs ou indirects sont menacés.
 

On sait gérer, mais pas sans casse. C’est, en substance, le message que Patrick Boissier, le PDG de DCNS, a livré ce mercredi devant la commission de la Défense de l’Assemblée nationale lors d’une session d’examen de la loi de programmation militaire.
 Et ces conséquences, à en croire le patron du groupe naval militaire, sont plutôt sombres : les remises en causes des programmes de sous-marins Barracuda et de frégates multi-missions Fremm coûteront à l’Etat jusqu’à 1,2 milliard d’euros et fragiliseront un millier d’emplois, directs ou indirects.