La France brûle. Incendiée par la sécheresse, par l’imprudence, par le défaut d’entretien, par la mauvaise gestion des forêts, par les délires écolos, par l’impéritie…
Alors, les ministres vont faire de la figuration sur le front des incendies et le Président en profite pour vendre sa soupe : l’Union européenne sans qui nous ne serions rien.
De sa villégiature varoise, Emmanuel Macron a tenu à rassurer les Français. Sur Twitter. Ceux qui ne vont pas sur les réseaux sociaux ne méritent sans doute plus d’être rassurés : ils sont has been. Trop vieux pour participer à la start-up nation.
Donc, jeudi, le chef de l’État a annoncé la bonne nouvelle : « L’Allemagne, la Grèce, la Pologne et, dans les prochaines heures, la Roumanie et l’Autriche : nos partenaires viennent en aide à la France face aux incendies. La solidarité européenne est à l'œuvre. » Et d’ajouter : « Comme en juillet, l’Italie reste solidaire avec la France. Plusieurs Canadair arrivent pour soutenir les pompiers français et européens mobilisés sur notre territoire. » C’est sympa.
Suite à la demande d’aide de la France, la Commission européenne a elle aussi envoyé quatre avions de sa flotte de lutte contre les incendies, « rescEU », qui sont positionnés en Grèce et en Suède. Espérons que nos voisins n’en auront pas besoin, sinon, c’est la moitié du continent qui va partir en fumée. Plus haut dans le ciel, c’est le satellite Copernicus de l'Union européenne qui a été activé par la France pour juger de haut ce qui se passe sur le terrain.
C’est bien, la solidarité. On se dit que, pour une fois, l’Union européenne sert à autre chose que nous chercher des poux dans la tête. On se dit aussi qu’il est fort dommage d’en arriver là. On aimerait bien savoir pourquoi, d’ailleurs, on n’a plus les moyens ni le matériel pour s’en sortir seuls. « Partout sur le territoire, plus de 10.000 pompiers et personnels de la sécurité civile sont mobilisés contre les flammes. Avec courage et détermination, ils tiennent. Ces soldats du feu sont nos héros », écrit le Président avant de conclure : « Sauver toutes les vies, sauver tout ce qui peut l’être, puis reconstruire : personne ne sera oublié. »
Des héros, oui, sans aucun doute. Et la France en manque cruellement : il faudrait, nous dit-on, recruter 50.000 pompiers volontaires. Une bagatelle. Et pourquoi une telle pénurie ?
