Can Ansay, le docteur – en droit, pas en médecine – qui a ouvert, mardi 7 janvier, sa plate-forme de téléconsultations Arretmaladie.fr, en préparait évidemment le lancement depuis un temps certain et n’avait sans doute pas anticipé la concomitance avec les grèves des transports.
C’est une farce de l’actualité, en quelque sorte, puisqu’on apprend en même temps le lancement de ce site, qui ne cache pas son objectif, et l’augmentation exponentielle des arrêts maladie à la RATP et peut-être à la SNCF.
C’est RTL qui le révèle : durant la dernière semaine de décembre, les arrêts maladie ont été multipliés par cinq pour les conducteurs de RER, par quatre pour les conducteurs de métro et par trois pour les conducteurs de bus.
Invité, mardi, de la matinale sur cette même station, le Premier ministre a donc demandé aux entreprises des contrôles renforcés.
« Ceux qui souhaiteraient se placer en arrêt maladie pour faire grève se placeraient dans une situation qui est illégale », a déclaré Édouard Philippe, en foi de quoi il a « demandé à la SNCF et la RATP d’accélérer et d’accroître leurs contrôles – elles ont le droit de le faire – sur ceux qui, pour certains, donnaient le sentiment d’utiliser la possibilité de se placer en arrêt maladie pour faire grève ».
« Ceux qui souhaiteraient se placer en arrêt maladie pour faire grève se placeraient dans une situation qui est illégale », a déclaré Édouard Philippe, en foi de quoi il a « demandé à la SNCF et la RATP d’accélérer et d’accroître leurs contrôles – elles ont le droit de le faire – sur ceux qui, pour certains, donnaient le sentiment d’utiliser la possibilité de se placer en arrêt maladie pour faire grève ».
Hélas, si l’on en croit le Dr Philippe Vermesch, un vrai médecin celui-là, président du Syndicat des médecins libéraux, cela ne peut être qu’un vœu pieux.
Invité à défendre sa profession, ce mercredi matin, il explique au micro de RTL : « Si vous avez par exemple un conducteur qui ne veut pas faire grève et qui se fait agresser par les autres conducteurs et en plus par les passagers qui sont irascibles, énervés, stressés, je pense qu’au bout d’un moment ça doit être très pénible de travailler. »
Invité à défendre sa profession, ce mercredi matin, il explique au micro de RTL : « Si vous avez par exemple un conducteur qui ne veut pas faire grève et qui se fait agresser par les autres conducteurs et en plus par les passagers qui sont irascibles, énervés, stressés, je pense qu’au bout d’un moment ça doit être très pénible de travailler. »
