17/02/2022
“Depuis qu’il n’y a plus de bennes pour les peaux de moutons, il m’est déjà arrivé de trouver des têtes de moutons dans la rue”
Réflexions sur l'actualité et la politique Française. Avec quelques exceptions sur le reste du monde. Immigration, invasion, colonisation, islamisation, révolution.Covid

Ophélie Meunier a présenté, sur le plateau de M6, le fameux reportage sur Roubaix, réalisé par une société extérieure à la chaîne.
Avec le sens de l'invention qui les caractérise, les salafistes français et leurs soutiens ont aussitôt ressorti l’arme usée jusqu’à la corde de « l’islamophobie ».
Menacée de mort, la jeune présentatrice est placée sous protection policière, comme le jeune élu Amine Elbahi qui servait courageusement de guide à l’équipe de tournage, à visage découvert. Comme le maire de Roubaix. Même motif, même punition. La société des rédacteurs de CNews s’est mobilisée, apportant son soutien à sa consœur.
Des élus ont dit leur indignation, jusqu’au candidat communiste Fabien Roussel.
Mais pas un bruit du côté des sociétés de journalistes des grands médias, pourtant si promptes à s’élever contre la violence des partisans d’Éric Zemmour, de Marine Le Pen ou de Vladimir Poutine. Un silence gêné parce que, on le devine, l’affaire est porteuse d’une charge politique. Le silence est d’or également à gauche, avec quelques exceptions. Parmi elles, David Guiraud. Le porte-parole de La France insoumise monte au front non pas pour défendre la présentatrice (ou alors très mollement) mais pour tenter de justifier l’injustifiable.
Dès le 23 janvier, Guiraud qualifie sur Twitter le reportage de « reportage de caniveau, insultant et malhonnête ». Comme toujours quand les faits sont si énormes qu’il est difficile de les planquer sous le tapis, on parle de communication, d’image, cela permet d’esquiver le réel. « Je suis venu vous dire à quel point votre reportage fait du mal aux gens de Roubaix », explique Guiraud sur le plateau d'Yves Calvi, à LCI, le 30 janvier. « Combien ce reportage ruine des années de travail sur le terrain des gens qui sont spécialisés là-dedans […] Vos méthodes ne sont pas honnêtes, poursuit Guiraud. On construit une image de Roubaix catastrophique […]. » Il est là, le fond du problème, c'est certain, c’est l’image de Roubaix !
Face à lui, Yves Calvi a perçu le malaise. « On a l’impression que vous ne voulez pas voir une situation qui vous dérange », lance le journaliste.