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samedi 9 décembre 2023

Romans-sur-Isère. Lynché, le jeune patriote veut continuer à se battre [Interview]


Romans-sur-Isère

 

 

Pierre d’Herbais a rencontré le jeune homme lynché à Romans-sur-Isère samedi 25 novembre. Il a accepté de répondre à quelques questions pour Breizh Info afin de compléter le témoignage reçu par Gilbert Collard sur sa chaine Youtube.

 

Breizh-info.com : On peut lire sur les réseaux sociaux que vous êtes un militant d’ultradroite, néonazi. Pouvez-vous nous dire quelles causes vous défendez sur le terrain ?

Le jeune homme lynché : Je défends les causes qui me sont chères et qui ont une influence directe sur la vie locale, j’ai au centre de mon engagement politique la défense des plus démunis, la défense de l’héritage de nos ancêtres et la défense des libertés fondamentales.

Breizh-info.com : Qu’est-ce qui vous a mené à vous rendre à la cité de la Monnaie le jour de votre lynchage ?

Je ne me suis pas rendu dans cette cité, c’est les racailles qui m’y ont amené de force, mais pour ce qui est de la présence dans la ville, c’était pour rendre hommage à Thomas et réclamer une justice ferme pour les personnes qui l’ont assassiné .

Breizh-info.com : La police n’était pas présente sur les lieux ?

Le seul souvenir que j’ai de la police pendant la totalité de l’agression, ce sont des motards qui passaient et là les racailles se sont mis à me dire « bah vas-y essaie de les appeler ».

Breizh-info.com : Vous avez donné un témoignage poignant à Gilbert Collard il y a plus d’une semaine, je ne reviens pas dessus, néanmoins, je voudrais savoir comment vous allez aujourd’hui physiquement et moralement ?

vendredi 1 décembre 2023

« La prochaine fois, on calmera ces voyous» : de Crépol à la cité de la Monnaie, deux France que tout oppose



LeTocsin pour Fdesouche

30/11/2023 

 

Près de deux semaines après le meurtre de Thomas, dans la «Drôme des collines», la colère ne retombe pas contre la cité de la Monnaie de Romans-sur-Isère, dont sont originaires plusieurs des suspects.

 

Des champs nus, des forêts, un bourg, des champs encore. Le paysage défile pendant que Benjamin, 45 ans, disserte au volant de sa voiture, le long d’une petite route entre Romans-sur-Isère et le village d’Hauterives. « Les agresseurs de Thomas, ils ne s’intègrent pas, ce sont des délinquants. Ils crient au racisme dès qu’il y a une embrouille ! » Deux semaines après le meurtre de Thomas, la colère reste vive dans cette « Drôme des collines » que Benjamin arpente depuis vingt-cinq ans. […]

Tandis que l’enquête des gendarmes progresse, un face-à-face s’est installé entre ces deux France. L’une rurale, de la classe moyenne, tournée vers la nature et le rugby. L’autre citadine, vivant dans la cité de la Monnaie, plus défavorisée.

« Les chasseurs disent qu’ils vont aller régler la situation à la Monnaie. Si ça continue, ils pourraient faire une descente avec leurs carabines », assure Jacques, 60 ans. « Moi, je ne crois plus à notre gouvernement pour remettre l’ordre », poursuit ce commerçant de Romans. Dans un restaurant de Hauterives situé en face de celui des Perrotto, Louis, 54 ans, gronde : « La prochaine fois, on ira sur le point de deal, et on calmera ces voyous. Avec quelques coups de poing s’il le faut. »

Depuis le meurtre de Thomas, les opinions politiques de certains vacillent sous le poids du sentiment d’injustice. Les témoignages de neuf invités de la soirée auprès des enquêteurs évoquant une bande de jeunes venus « tuer des Blancs » ont échauffé les esprits.

« Les prétendues exactions de l’ultra-droite sont des contre-feux »


 

Raphaelle Claisse 30 novembre 2023

 

Suite à l’assassinat de Thomas à Crépol, la circonstance aggravante que constitue le racisme de cette attaque n’a pas été retenue. 

Malgré les neuf témoins ayant entendu « des propos hostiles aux Blancs », le parquet de Valence a décidé de ne pas retenir ce motif.

Par ailleurs, le 27 novembre, six des manifestants de Romans-sur-Isère ont été condamnés à des peines de six à dix mois de prison ferme pour avoir participé, le 25 novembre au soir, à cette manifestation liée à la mort de Thomas. Jugés en comparution immédiate au tribunal de Valence, ces jeunes hommes de 18 à 25 ans sont condamnés pour « participation à un groupement formé en vue de la préparation de violences » ou « dégradations ». Cinq d’entre eux sont aussi condamnés pour « violence » sur policier. Ils ont reçu interdiction de séjourner dans la Drôme et de détenir une arme pendant cinq ans.

Réagissant à ces troubles, maître Frédéric Pichon, désigné par l’association Résistance républicaine, s’est constitué partie civile auprès du parquet de Valence sur le fondement de l'article 132-76 du Code pénal « en visant la circonstance aggravante de racisme anti-Blanc ». L'association AGRIF a effectué la même démarche. Maître Pichon, qui engage une bataille judiciaire, répond aux questions de BV.

 


Raphaëlle Claisse. Pourquoi vous constituez-vous partie civile dans l’affaire de Crépol ?

Frédéric Pichon. Je n’ai pas été désigné par la famille de Thomas mais par une association, Résistance républicaine. Je suis avocat depuis 25 ans et je suis scandalisé par le traitement médiatique d’une partie de l’intelligentsia qui cherche à minimiser ces événements qualifiés de « rixe » ou de « faits divers » et à nier le caractère raciste de cette agression. Ce caractère raciste a été retenu dans un premier temps par le procureur de la République pour, finalement, être abandonné. Ce sont des raisons politiques qui ont amené le procureur à faire ce virage à 180°, mais une dizaine de témoins a confirmé cela. Nous ne sommes guère surpris.

R. C. Pour quelle raison les noms des suspects ont-ils été cachés et pourquoi le caractère raciste de l’agression n’a-t-il pas été retenu ?

Que s’est-il passé lors du lynchage du jeune manifestant à Romans-sur-Isère ?


 
 

 

Julien Tellier 30 novembre 2023

 

La présence de jeunes militants identitaires dans le quartier de la Monnaie, à Romans-sur-Isère, fait couler de l'encre. 

Leur idée de battre le pavé n’était peut-être pas celle du siècle : ils voulaient dénoncer le meurtre de Thomas, à l’endroit même d'où la majorité des suspects sont originaires. 

Samedi dernier, à 18 heures, plusieurs groupes de militants se rassemblent aux abords de ce quartier où la délinquance est reine. Ratonnade, accuse l'extrême gauche. BV a pu consulter le témoignage video d'un manifestant anonyme, présent à Romans lors de la fameuse soirée. Il se défend de toute volonté de violence : « Le but de la manifestation n’était pas de faire une descente dans la cité », assure-t-il, avant d’expliciter les motivations : « On a grandi avec l’insécurité et on en a marre. On s’est dit qu’on allait montrer aux Français qu’on peut être présent dans ces quartiers sans que cela ne dégénère. » Mauvaise pioche. L’opération a vite tourné court et à 18 h 20, les policiers présents en nombre ont rapidement repoussé les manifestants.

« Ils ont explosé le pare-brise et l’ont sorti de la voiture »

Il raconte : « Les policiers nous ont poursuivis alors même que nous venions d’avorter l’action. Nous avons pris une impasse menant à des chemins de fer. » Ce manifestant ajoute : « Le jeune lynché faisait partie de ceux qui ont pu s’échapper. »