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dimanche 11 août 2019

La France s'enfonce lentement dans le chaos





Le président Macron ne dit jamais à ceux qui ont perdu un œil ou une main... qu'il regrette l'extrême brutalité dont a fait preuve la police. Il a demandé au Parlement français d'adopter une loi qui abolit presque complètement le droit de manifester et la présomption d'innocence, et qui permet d'arrêter n'importe qui, n'importe où, même sans motif. La loi a été adoptée. (Photo de Kiyoshi Ota - Pool / Getty Images)


par Guy Millière
11 août 2019

Traduction du texte original: France Slowly Sinking into Chaos
 
 
 Paris, Champs-Élysées. 14 juillet. Fête nationale. Juste avant que commence défilé militaire, le président Emmanuel Macron descend l'avenue dans une voiture officielle pour saluer la foule.
 
 
Des milliers de personnes rassemblées le long de l'avenue crient " Macron démission", huent et lancent des insultes.
 
À la fin du défilé, quelques dizaines de personnes lâchent des ballons jaunes dans le ciel et distribuent des tracts disant: "Les gilets jaunes ne sont pas morts."
La police les disperse rapidement et fermement.
Quelques instants plus tard, des centaines d'anarchistes «Antifa» arrivent, jettent des barrières de sécurité sur la chaussée pour tenter d'ériger des barricades, allument des feux et détruisent les devantures de plusieurs magasins.
La police a du mal à maîtriser la situation, mais en début de soirée, au bout de quelques heures, elle rétablit le calme.
Quelques heures plus tard, des milliers de jeunes Arabes de banlieue se rassemblent près de l'Arc de Triomphe.
Ils viennent pour "célébrer" à leur manière la victoire de l'équipe de football d'Algérie.
Davantage de devantures de magasins sont brisées, et davantage de magasins sont pillés.
Les drapeaux algériens sont partout.
Des slogans se font entendre: "Vive l'Algérie", "La France est à nous", "A mort la France".
Des panneaux portant des noms de rue sont remplacés par des panneaux portant le nom d'Abd El Kader, le chef religieux et militaire qui s'est battu contre l'armée française au moment de la colonisation de l'Algérie.
La police se limite à endiguer la violence aux fins qu'elle ne se propage pas.