Les Français participent de moins en moins à la vie politique de leur pays.
Ils considèrent que la démocratie ne fonctionne plus et ils ne veulent pas servir d’alibi.
À gauche, Viavoice et ses partenaires, dont Terra Nova, ont publié en 2014 les résultats d’un sondage sur l’appréciation par les Français de leur démocratie : les deux tiers des sondés pensent que la démocratie en France « fonctionne mal ».
Un sondage pour L’Obs, du 29 septembre 2016, indiquait néanmoins que 91 % des Français sont attachés à la démocratie.
« Le recours à des référendums d’initiative populaire, introduits dans la Constitution française en 2008 et jamais utilisés, est aussi plébiscité par 75 % des Français. »
Pourtant, d’autres sondages diraient exactement le contraire : pour 67 % des Français, il faudrait que la direction du pays soit confiée à des experts non élus qui feraient les réformes nécessaires mais impopulaires, et 40 % seraient favorables à l’arrivée d’un pouvoir politique autoritaire.
Attali, notamment, rêve de ce type de solution, se voyant bien dans le rôle du Technicien Suprême. (Atlantico, 6 novembre 2015).
Quand on connaît le parcours du personnage, il y a de quoi s’inquiéter pour ce qui reste de notre dignité citoyenne et de notre niveau de vie.
Deux valeurs parfaitement respectées en Suisse.
Trop petite, la Suisse, pour suivre son exemple ?
Est-ce à dire qu’un « grand pays » comme la France n’aurait plus droit à la Liberté ?
Plus significatif que les sondages, scrutin après scrutin, on assiste à un dépérissement de l’expression démocratique.
Et beaucoup avouent voter sans illusion.
Près de 8 % du corps électoral théorique ne sont pas inscrits sur les listes électorales.
Parmi les inscrits, 25 % à 40 % ne votent pas et 8,5 % (second tour de l’élection présidentielle de 2017) votent blanc ou nul.
En fait, moins d’un Français sur deux exprime un choix.