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samedi 15 juillet 2023

Émile caricaturé par Charlie Hebdo : y a-t-il des limites à l’ignominie ?


 ©Shutterstock

 Marie Delarue 14 juillet 2023

Bastion de la gauche morale et bien-pensante, Charlie Hebdo fait son miel des fonds éculés de l’humour trash

Autrefois satiriquement révolutionnaire dans l’esprit, c’est aujourd’hui un temple du conformisme branché. Tendance anticléricale-caca-bite-couille, et surtout anti-droite et anti-catho.

Mais le conformisme ricaneur finit par lasser ; les fans chevelus ont vieilli et l’humour à deux balles des révolutionnaires en peau de lapin ne fait plus rire grand monde, alors il faut en rajouter. Faire monter la sauce. D’où la surenchère dans l’ignominie avec la caricature du petit Émile, le bambin disparu, sous le titre « Le jeu de l’été : où est le petit Émile ? » Détournant la photo de l’enfant, sa fleur sur l’oreille, le dessinateur Félix écrit : « Un indice : les ânes aiment beaucoup les pissenlits. »



À ce sujet — [EDITO] Que la famille d’Émile soit de droite ou de gauche, quelle différence ?

Cela fait beaucoup réagir sur les réseaux sociaux, avec des commentaires à part égale entre « Vous êtes des ordures » et « C’est dégueulasse ». C’est plutôt rassurant sur l’état d’esprit général des Français.

Certains osent alors dire ce qu’ils taisaient hier par crainte de se voir étiqueter facho : « Je ne suis vraiment pas Charlie. »

samedi 31 octobre 2020

L’appel au meurtre d’un ancien Premier ministre


 

, puis . Au cri d’Allahou Akbar, les islamistes ont encore frappé notre pays. 

Suscitant des manifestations de joie et d’approbation dans une bonne partie du monde islamique, les terroristes ont réussi leur opération de communication. 

L’Occident impie n’est jamais à l’abri du bras vengeur des disciples du prophète. Ici et là, quelques timides condamnations, toujours assorties de réserves. Les habituelles déclarations républicaines des autorités sont, comme d’usage, restées au niveau des incantations rituelles. Et, signe des temps peut-être, certains membres du clergé ont eu des mots efficaces et directs. Loin de nous l’idée que nos évêques ouvriront tous les yeux, mais si ténu soit-il, le progrès mérite d’être signalé.

L’ex-Premier ministre de Malaisie, 95 ans, n’y est pas allé avec le dos de la cuiller. Dans un message sur Twitter, il a vaguement concédé qu’il ne pouvait pas approuver l’assassinat de Samuel Paty. Pour ajouter aussitôt, après un passage sur le blasphème et les crimes commis par la France coloniale : « Les musulmans ont le droit d’être en colère et de tuer des millions de Français pour les massacres du passé. »

mercredi 28 octobre 2020

Je ne suis pas Charlie


 

Charlie Hebdo aurait il l’exclusivité de la caricature, au nom de la gauche et du camp du Bien  ?

Eux, qui n’ont pas eu un mot pour soutenir Valeurs Actuelles, pour les caricatures sur Obono, (pas très méchantes pourtant) et n’ont fait que les traiter de racistes, leur reprochant d’être trop nationaux et patriotes.

Il est de bon ton de se dire « Je suis Charlie ». Cela permet de passer pour un esprit ouvert, un adepte de la liberté d’expression pour tout ce qui fait rire de l’autre, pourvu qu’il ne soit pas de son camp.  La voie facile qui consiste à suivre les moutons de Panurge. Seulement la liberté d’expression elle n’est pas unilatérale !

Sans vouloir condamner la presse satyrique qui a toute sa place parmi les autres publications, on peut, ne pas partager certains excès de cette presse.

Aujourd’hui, Charlie Hebdo, (en particulier) donne l’impression que c’est l’escalade dans la provocation, et qu’il n’y a plus la moindre retenue.

Cette affaire de caricature de Mahomet, continue à faire des vagues, après avoir coûté la vie, d’une façon atroce, à un professeur d’école.

Il n’avait pas mesuré le degré de fanatisme meurtrier, que le fait de donner seulement l’impression de soutenir ceux qui outrageaient le Prophète pouvait avoir de dangereux.

Mais avant de s’en prendre à Mahomet, les dessinateurs de Charlie avaient gravement injurié les Catholiques, avec des thèmes et des dessins autrement plus offensants que les images de mauvais goût sur l’Islam.

samedi 30 novembre 2019

Voila pourquoi je ne suis pas et n'ai jamais été charlie


 
 

 
 Le site de Charlie Hebdo avec la mise en ligne de dessins le 28 novembre Capture d'écran
 
Par Xavier FRERE                                                                                                          

Les dessins de l'hebdomadaire satirique sur la mort des militaires français le 25 novembre au Mali suscitent "l'indignation" et "l'incompréhension" du chef d'état-major de l'armée de terre, Thierry Burkhard.

Ce dernier a publié ce samedi un communiqué, invitant Riss, le directeur de la publication, à la cérémonie lundi, aux Invalides.
 
Une famille aurait également décidé de porter plainte contre le journal.
                                                    
Charlie Hebdo a-t-il été trop loin dans l'humour noir, très noir, voire morbide ?
En tout cas, les dernières caricatures sur la mort de 13 militaires de Barkhane au Mali le 25 novembre, diffusées sur son site internet, et non dans la version papier, par le journal satirique suscitent de vives réactions, notamment auprès de la hiérarchie militaire.
 
Une parodie de campagne de recrutement
 
Une tête de mort avec le slogan "Je protège mon pays, je progresse dans ma vie", ou un cercueil porté par des camarades avec "je suis tourné vers les autres, vers mon avenir".
L'hebdomadaire, dont la rédaction a été décimée en janvier 2015, parodie la campagne de recrutement de l'armée de terre avec plusieurs dessins signés Riss ou Biche entre autres.

"Après la mort de 13 soldats dans un accident d'hélicoptère au Mali, l'armée de terre a décidé de changer sa campagne de recrutement. Les slogans sont les mêmes (si, si ce sont bien les vrais) mais les visuels ont quelque peu changé", écrit en préambule Charlie.
 
L'un des dessins de Charlie Hebdo cette semaine Capture d'écran