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samedi 10 juin 2023

Après Annecy, le nouveau maire de St-Brevin osera-t-il maintenir le CADA à côté de l’école ? [L’Agora]



Dorothée Pacaud, une enseignante de 45 ans «sans étiquette », a déclaré lors de son élection en tant que maire de St-Brévin vendredi 9 juin 2023, que le centre d’accueil pour demandeurs d’asile ouvrirait comme prévu à la fin de l’année. 

Voici la réaction de Bernard Germain, un porte-parole des opposants à l’implantation de ces centres pour migrants partout en France, faisant écho à l’attaque d’Annecy.

Qui aurait pu croire qu’un acte d’une telle barbarie puisse être commis contre des enfants dont le plus jeune n’a que 22 mois ? Et pourtant, l’impensable s’est produit le 8 juin à Annecy, avec 6 victimes poignardées dont 4 très jeunes enfants.

Peu importe que l’auteur soit déclaré « déséquilibré » ou tout simplement « fou », donc irresponsable de ses actes.

L’auteur était un « réfugié ». Mais surtout, la vérité, insupportable pour certains, c’est que l’auteur des faits n’avait rien à faire sur notre territoire. Et s’il n’avait pas été là, cette agression n’aurait pas eu lieu.

Le Maire de St-Brévin, Yannick Morez, voulait installer un CADA en bordure de l’école maternelle et primaire, avec 120 africains hommes. Les parents ont répété pendant des mois : « Nous voulons protéger nos enfants. Faites jouer le principe de précaution. Non au CADA à la Pierre Attelée ».

Ces parents ont été moqués, insultés, traités de « fachos », de « xénophobes » et d’« extrême droite ».

On leur a dit qu’ils étaient « racistes » de penser qu’une agression contre des enfants puisse arriver, et mettant en cause un ou des migrants du futur CADA.

Bref, que leurs craintes n’étaient pas crédibles et relevaient du délire « anti-réfugiés ».

À tous ceux qui ont traîné ces parents dans la boue, alors qu’ils ne voulaient que protéger leurs enfants, nous posons cette question : « Après le drame d’Annecy êtes-vous toujours aussi sûr qu’un drame du même type est impossible à la Pierre Attelée si vous y installez un CADA ? »

vendredi 26 mai 2023

Saint-Brévin. La démocratie et les élus ne font pas bon ménage

 

 

Les occasions ne manquent pas de constater que les élus prennent des décisions qui ne correspondent pas forcément aux souhaits des habitants de la commune. On peut le vérifier à Saint-Brévin-les-Pins

Les maires ont pris la fâcheuse habitude de négliger l’avis de leurs administrés. Si, pour les affaires courantes, il n’y a pas lieu de consulter le corps électoral, dès qu’on a affaire à des sujets « qui sortent de l’ordinaire », le bon sens veut que la municipalité se tourne vers la population. Or, c’est ce qui ne se fait jamais. On a pu le vérifier lors de la fusion des communes. En petit comité, le maire et son équipe décident de la disparition de leur commune. Pourtant cette question éminemment « stratégique » ne figurait pas dans leur programme lors des élections municipales. Au mieux, on se contente d’une réunion « d’information » quelques jours avant la signature de l’acte de fusion – par exemple le vendredi précédant le lundi qui verra l’enterrement d’une communauté historique. Bien entendu, tous ces maires de droite et de gauche sont de vaillants « démocrates »…

La même manœuvre s’est déroulée à Saint-Brévin-les-Pins. Là, il s’agit d’aménager un Cada (centre d’accueil pour demandeurs d’asile) dans un ancien centre de vacances, près de l’école primaire de la Pierre-Attelée ; 110 immigrés sont attendus (dont une trentaine de jeunes hommes, des familles et des femmes célibataires avec enfants). Ce n’est pas une affaire insignifiante puisqu’elle participe à la modification de la population. Si, à l’origine de l’opération, on trouve l’Etat, le maire Yannick Morez (divers droite) et son conseil municipal avaient tout de même leur mot à dire ; à défaut d’être le maître d’ouvrage et le maître d’œuvre, Morez signait le permis de construire… Il pouvait donc s’interroger sur les réactions de la population. Et plutôt que de s’engager dans une affaire qui risquait de provoquer des remous, il pouvait lancer une consultation pour avis (référendum). Cette vérification de l’opinion des habitants de la commune effectuée, il savait quelle décision lui et son conseil pouvaient prendre, sans craindre des attaques violentes. En cas d’avis favorable des électeurs, il devenait inattaquable. Et le verdict du suffrage universel le plaçait sous protection. Mais il n’en fut rien puisque Yannick Morez est également un « démocrate » peu soucieux de consulter ses concitoyens. Evidemment, il peut rétorquer qu’un référendum aurait donné un résultat défavorable à cette opération. En cas de refus, c’était au gouvernement de se débrouiller… Il peut très bien loger les « demandeurs d’asile » à l’Elysée ou à Matignon…

Un « examen technique »

La situation dégénère au matin du mercredi 23 mars : la presse relate la mise à feu de ses deux voitures et les flammes touchent ensuite un côté de sa maison. Devant le silence des ministres concernés, Yannick Morez est obligé de se fâcher : « Je ne peux m’empêcher de noter l’absence de condamnation officielle de la préfecture ou du gouvernement, qui l’a fait en même temps pour des faits bien moins graves. Ce projet de CADA est pourtant, en outre, un projet imposé par l’Etat, qui ne le défend pas et laisse les maires en subir les retours.» (Le Monde, samedi 13 mai 2023).