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samedi 4 avril 2020

À l’heure du confinement général, que fait Brune Poirson « en visite privée » dans le sud de la France ?



 


Ce vendredi matin, le préfet Lallement avait coiffé sa belle casquette pour faire la circulation, place d’Orléans, à Paris. 

Ou plutôt pour interdire la circulation d’un nouvel d’exode.

On nous le dit, on nous le répète, et à juste titre : le confinement, ce n’est pas les vacances.
Pas question de rejoindre sa longère en Touraine, son manoir en Bretagne ou sa bastide en Provence. Restez chez vous !
Tout ça nous amène à poser quelques questions.
Durant ce week-end du 3 au 6 avril, que vient donc faire « en visite privée », dans le Vaucluse, la secrétaire d’État ?
On imagine que le ministre a dû remplir la précieuse « attestation de déplacement dérogatoire », comme le fait n’importe quel citoyen de ce pays qui va chercher son pain, et que cette visite entre strictement dans les cases prévues par ce document.
Ou est-ce à dire, Mme Poirson ayant été testée positive, comme l’annonça son cabinet, le 14 mars dernier, que les personnes ayant potentiellement été touchées par le covid-19 ne sont pas concernées par les mesures de confinement et peuvent voyager en train à leur guise ?









 Boulevard Voltaire

vendredi 14 février 2020

« Violence inédite » en France : Brune Poirson a raison…

 
 

 
Elle a mille fois raison, .

« Vous avez vu l’état de la violence politique, dans ce pays ? Il y a une perte totale de repères ; de la part de beaucoup de responsables politiques. Les mots n’ont plus de sens pour beaucoup de responsables politiques en France. Aujourd’hui, il y a des députés de La République en marche qui, chaque semaine, se font attaquer, verbalement mais aussi physiquement… On vit une période de violence qui est inédite sous la Ve République. »

La secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique parle d’or.
Interviewée, mercredi matin, sur Radio Classique, elle n’a pas de mots assez durs pour les députés de La France insoumise, qu’elle qualifie d’« enfants pourris gâtés de la démocratie ».
On pourrait écrire tout un livre sur ces quelques phrases tenant dans cinq lignes.
 « Les mots n’ont plus de sens ? »
Prenez Emmanuel Macron. Au hasard.
Nous sommes en septembre 2018, sur le Vieux-Port de Marseille.
Rencontre fortuite (?) du Président avec Mélenchon.
Un journaliste pose cette question : « Votre adversaire, c’est plus le Front national que lui-même [Mélenchon], finalement ? »
Réponse d’Emmanuel Macron : « Ah, j’ai aucun doute… On a des confrontations politiques, mais ce [Mélenchon] n’est pas mon ennemi. »
Sous-entendu, le Front national est mon ennemi.
Les mots ont un sens. On croyait que l’ennemi, c’était Daech.