Mes chères impertinentes, chers impertinents,
« Il n’y a pas loin du Capitole à la Roche Tarpéïenne ».Voilà une expression qui nous vient de loin, de très loin et qui parle d’une constante, vieille comme le monde.
Nous pourrions dire grandeur et décadence ou encore stupeur et tremblement.
Airbus, ce n’est pas rien.
C’est un monument.
Un
monument économique, et aussi un symbole politique parce c’est
l’emblème de la construction européenne, c’est l’étendard de
l’excellence de l’Union, ce qu’il y a de meilleur.
Bref, Airbus, c’est
Airbus et aujourd’hui même Airbus vacille.
Voici ce qu’en dit le Figaro après les annonces faites par le président du groupe.
« Airbus
a publié une sombre évaluation de l’impact de la crise du coronavirus,
demandant aux 135 000 employés de la société de se préparer à des
réductions d’emplois potentiellement plus importantes qu’annoncées et
avertissant que sa survie est en jeu sans action immédiate ».
« Dans
une lettre aux employés envoyée vendredi, le président exécutif de
l’entreprise, Guillaume Faury écrit qu’Airbus « perd de l’argent à une
vitesse inédite » et qu’une baisse d’un tiers ou plus des taux de
production ne reflète pas le pire des scénarios pour la compagnie et
serait maintenue à l’étude.
« Il se peut que nous devions prévoir
des mesures supplémentaires», a dit Faury et de conclure que « la survie
d’Airbus est en jeu si nous n’agissons pas maintenant ».
Voici à
quoi ressemble le cours de bourse de l’action Airbus passé de 138 €
avant le début de la crise en Février, à 51 euros aujourd’hui…
C’est une
débandade et je vous laisse imaginer la tête des PEE des aimables
camarades salariés du groupe qui, pour l’essentiel, détiennent
l’écrasante majorité de leur épargne d’entreprise sous forme d’action du
groupe dans lequel ils travaillent, ce qui n’est jamais une bonne idée
patrimoniale.
En effet, quand votre société s’effondre, vous perdez votre PEE donc votre épargne et vous perdez également votre boulot…