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vendredi 15 mai 2020

Airbus, vers un plan de licenciement de 10 000 emplois !


 

par | 15 Mai 2020 |  

J’ai une pensée amicale pour la très sympathique troupe de fidèles lecteurs que notre petite communauté a chez Airbus.

En effet l’avionneur européen pourrait supprimer 10 000 emplois ce qui serait une terrible saignée dans les effectifs tout en sachant que dans l’écosystème aéronautique c’est déjà l’hécatombe en particulier chez tous les sous-traitants de second et troisième rang.

Si pour le moment aucune décision n’a été prise, chez Airbus on réfléchit à une restructuration qui pourrait porter sur 7 % à 10 % des effectifs !
Le président exécutif d’Airbus, Guillaume Faury, devrait faire un point ce jeudi 14 mai avec les cadres dirigeants du groupe.
Aucun commentaire n’a pu être obtenu auprès de la direction du groupe, qui doit en informer au préalable les organisations syndicales représentatives.
Des propositions pourraient être présentées vers la fin du mois aux syndicats.

mardi 28 avril 2020

« Airbus vole vers la faillite. Du sommet à la chute en 2 mois ! » L’édito de Charles SANNAT


 

 par | 28 Avr 2020 |

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

« Il n’y a pas loin du Capitole à la Roche Tarpéïenne ».Voilà une expression qui nous vient de loin, de très loin et qui parle d’une constante, vieille comme le monde.

Nous pourrions dire grandeur et décadence ou encore stupeur et tremblement.

Airbus, ce n’est pas rien.
C’est un monument.
Un monument économique, et aussi un symbole politique parce c’est l’emblème de la construction européenne, c’est l’étendard de l’excellence de l’Union, ce qu’il y a de meilleur.
Bref, Airbus, c’est Airbus et aujourd’hui même Airbus vacille.
Voici ce qu’en dit le Figaro après les annonces faites par le président du groupe.
« Airbus a publié une sombre évaluation de l’impact de la crise du coronavirus, demandant aux 135 000 employés de la société de se préparer à des réductions d’emplois potentiellement plus importantes qu’annoncées et avertissant que sa survie est en jeu sans action immédiate ».
« Dans une lettre aux employés envoyée vendredi, le président exécutif de l’entreprise, Guillaume Faury écrit qu’Airbus « perd de l’argent à une vitesse inédite » et qu’une baisse d’un tiers ou plus des taux de production ne reflète pas le pire des scénarios pour la compagnie et serait maintenue à l’étude.
« Il se peut que nous devions prévoir des mesures supplémentaires», a dit Faury et de conclure que « la survie d’Airbus est en jeu si nous n’agissons pas maintenant ».
Voici à quoi ressemble le cours de bourse de l’action Airbus passé de 138 € avant le début de la crise en Février, à 51 euros aujourd’hui…
C’est une débandade et je vous laisse imaginer la tête des PEE des aimables camarades salariés du groupe qui, pour l’essentiel, détiennent l’écrasante majorité de leur épargne d’entreprise sous forme d’action du groupe dans lequel ils travaillent, ce qui n’est jamais une bonne idée patrimoniale.
En effet, quand votre société s’effondre, vous perdez votre PEE donc votre épargne et vous perdez également votre boulot…

mercredi 25 septembre 2019

Les Etats-Unis vont attaquer… l’Europe à coup de taxes !

Les Etats-Unis vont attaquer… l’Europe à coup de taxes !
 
par | 25 Sep 2019 |
 
 
L’OMC va rendre sa décision définitive dans un conflit commercial qui dure depuis 15 ans entre l’Europe et les Etats-Unis et qui concerne les aides publiques versées à Airbus et qui sont contestées par Boeing.
 
Si la sentence n’a pas encore été rendue, elle ne fait guère de doute et l’OMC devrait confirmer la persistance de subventions illégales versées à Airbus, et autoriser les Etats-Unis à imposer des taxes douanières sur des milliards de dollars d’exportations européennes.
 
Cet article de Challenges nous apprend que « le Bureau du représentant américain au commerce (USTR) a établi deux listes de produits importés d’Europe, qu’il taxera dès que l’OMC lui en donnera l’autorisation. 25 milliards de dollars d’exportations européennes vers les Etats-Unis, dont l’huile d’olive espagnole, le gouda néerlandais, le vin, les articles en cuir… et les avions Airbus, que Washington veut carrément taxer à 100%« .

jeudi 28 mars 2019

Contrats chinois d’Airbus, un dragon de papier ?

 
 


Après sa visite en Italie, où les points de destination finale de la nouvelle route de la soie vers l’Europe ont été concrétisés, avec les ports de Gênes et de Trieste, le président chinois Xi Jinping poursuit son opération séduction avec la visite officielle en France.


Rappelons, en prémices, que ces voies nombreuses traversant les pays d’Asie et d’Europe orientale, et qui sont un énorme investissement financier, ont un seul but, conséquence d’une vision à long terme : le commerce avec les pays riches, surtout dans le sens est-ouest !

Dès lors, le mirifique contrat avec Airbus annoncé lors de cette visite d’État suggérant un bénéfice inverse pourrait berner les innocents ou faire mentir les sceptiques.
Trois cents avions Airbus pour trente milliards d’euros sont les chiffres percutants et triomphants annoncés dès le début de la visite avant le grand raout élyséen !
Fichtre ! Voyons cela avec des yeux grand ouverts et non pas bridés par un irrépressible bonheur cocardier…
Au commencement, en 2008, était signé un accord entre le constructeur européen et la Chine spécifiant que la moitié des avions commandés par ce pays devraient être assemblés sur place. Contrat respecté sur le site de Tianjin.
L’an passé et, succédant à la visite du Président Macron début janvier, de nouvelles négociations étaient entreprises en septembre par l’avionneur, qui visaient une commande de 180 A320-21.
Cet important projet impliquait une augmentation des quantités d’unités assemblées en Chine.
Depuis lors, il est permis de penser que de nouvelles et très importantes concessions ont dû être consenties par Airbus pour parvenir à ce contrat gigantesque de 290 A320 et 321 « néo » – nouvelle génération – et de 10 A350, ce nouveau long courrier concurrent du Boeing 777 (montage sur place, contreparties…).