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jeudi 18 novembre 2021

Irréalisables, coûteuses, incertaines : l’OMC déconseille les relocalisations industrielles !


 
 
 Nicolas Gauthier 17 novembre 2021

L’OMC (Organisation mondiale du commerce) nous fait savoir, dans son dernier rapport, que l’idée de relocaliser nos industries n’est pas bonne du tout. 

Le contraire aurait évidemment été surprenant ; ou alors, autant demander à Sandrine Rousseau (écologiste au mari déconstruit) de défendre le patriarcat et à Marc Dorcel (historique éditeur de films coquins) de prendre la direction du Couvent des oiseaux.

Tout d’abord, resituons le contexte. Il y a la fameuse pandémie. Et en France, on se rend compte qu’on ne sait plus – ou qu’on ne veut plus – fabriquer des produits aussi anodins que ces masques ou aspirine, désormais usinés en Chine. Idem pour les composants informatiques permettant la bonne marche de nos téléphones et de nos ordinateurs, tous produits devenus aujourd’hui devenus de première nécessité.

Une telle fragilité structurelle aurait pu donner à réfléchir aux instances supranationales. Cela ne semble pas avoir été le cas, à en croire ce même rapport : «L’expérience des pénuries dans des gammes de produits relativement peu nombreuses, mais essentielles, et de l’impossibilité de compter sur les marchés internationaux a ravivé l’urgence du débat sur la relocalisation des chaînes d’approvisionnement sur le territoire national ou dans les pays voisins », admet l’OMC dans son jargon. Mais voilà… « S’il est compréhensible que les gouvernements souhaitent éviter que cette situation ne se répète, rapprocher les chaînes de valeur de leur territoire n’est cependant pas chose facile; il s’agit d’un processus parfois irréalisable et qui, dans de nombreux cas, entraînerait d’importants coûts d’opportunité.» Et oui, mieux vaut saccager notre tissu industriel ou ce qu’il en reste. La France se portera beaucoup mieux si elle achète tout à l’étranger. Tant pis pour ses emplois et les familles qui en vivent. « Cette stratégie (de relocalisation de nos industries, ndlr) peut donner un faux sentiment de sécurité, explique doctement le directeur général adjoint de l’organisme, Alan Wolff. La concentration de la production dans un seul pays expose celui-ci à des chocs locaux spécifiques, comme les catastrophes naturelles ou les crises économiques ou politiques nationales » Alors que, c’est certain, quand toute une région industrielle touche le chômage, le risque de choc est moindre.

Hormis cette vision strictement économique de l’homme, réduite à ses seules facultés de production et de consommation, voilà qui confirme, s’il en était besoin, que le « gendarme du commerce » n’a de l’humanité qu’une simple vision consumériste.

Soit une sorte de bréviaire idéologique à front à peu près aussi osseux que celui des marxistes-léninistes d’hier et des néo-libéraux d’aujourd’hui, ayant toujours eu ceci de commun : quand la réalité a raison contre l’idéologie, c’est la réalité qui a tort. Le paradis socialiste n’était pas encore accompli de manière terrestre ? Ce socialisme n’était pas encore assez pur. La libre concurrence, « déloyale et non faussée », pour reprendre le catéchisme libéral, n’avait pas encore montré ses bienfaits ? Pardi, c’est que nos sociétés vieillissantes résistaient encore à un surcroît de « doux commerce ».

mercredi 11 décembre 2019

« Démondialisation. Comment Trump vient de tuer l’OMC ! » L’édito de Charles SANNAT

 

 
 
Mes chères impertinentes, chers impertinents,
 
L’OMC, c’est l’Organisation Mondiale du Commerce. Son siège est à Genève en Suisse.
 
L’OMC organise la mondialisation et le commerce mondial.
 
L’OMC règle les litiges entre les différents pays et dispose de son propre organe de « justice » afin de dire ce qui est une entrave à la liberté de commerce ou ce qui ne l’est pas.
L’OMC permet de sanctionner ceux qui ne jouent pas le « jeu » du libre-échange.
L’OMC est donc une organisation qui permet profondément le développement du totalitarisme marchand qui saccage notre planète et sabote nos systèmes sociaux depuis 30 ans.
Mais l’OMC vient de se faire exécuter en place publique et dans le plus grand silence médiatique par Donald Trump le président américain.
 
Le boulot de Trump ? La démondialisation et il le fait.

Il ne peut pas y avoir de protectionnisme dans un commerce mondial dirigé par l’OMC.
Tout le monde le sait et Trump aussi.
Poursuivre la démondialisation, ce n’est pas uniquement taxer les produits chinois.
Permettre la démondialisation c’est aussi casser, détruire, les structures politiques et de gouvernances mondialistes.
C’est le magazine allemand Spiegel qui s’inquiète terriblement de voir que les Etats-Unis font tout pour que l’organe d’appel (le tribunal) de l’Organisation mondiale du commerce cesse d’exister.
En effet, « l’Appellate Body » est l’organe d’appel permanent de l’Organisation mondiale du commerce composé de sept arbitres.
Vous savez c’est le « tribunal » de l’OMC qui siège et règle les conflits.
Lorsque vous entendez un pays dire qu’il « porte plainte devant l’OMC », nous parlons en réalité de la saisine de l’Appellate Body.

mercredi 25 septembre 2019

Les Etats-Unis vont attaquer… l’Europe à coup de taxes !

Les Etats-Unis vont attaquer… l’Europe à coup de taxes !
 
par | 25 Sep 2019 |
 
 
L’OMC va rendre sa décision définitive dans un conflit commercial qui dure depuis 15 ans entre l’Europe et les Etats-Unis et qui concerne les aides publiques versées à Airbus et qui sont contestées par Boeing.
 
Si la sentence n’a pas encore été rendue, elle ne fait guère de doute et l’OMC devrait confirmer la persistance de subventions illégales versées à Airbus, et autoriser les Etats-Unis à imposer des taxes douanières sur des milliards de dollars d’exportations européennes.
 
Cet article de Challenges nous apprend que « le Bureau du représentant américain au commerce (USTR) a établi deux listes de produits importés d’Europe, qu’il taxera dès que l’OMC lui en donnera l’autorisation. 25 milliards de dollars d’exportations européennes vers les Etats-Unis, dont l’huile d’olive espagnole, le gouda néerlandais, le vin, les articles en cuir… et les avions Airbus, que Washington veut carrément taxer à 100%« .