Voir, pour ceux qui
douteraient encore, les confidences de MMe Eliane Houlette, ex patronne
du Parquet national financier.
Un Président élu dans ces circonstances
et pris depuis dans une spirale d’impopularité tenace ne peut envisager
sa réélection que grâce à des arrangements avec le système politique en
place d’une part et le mécanisme électoral d’autre part.
Le premier intéressé l’a bien compris et donc, depuis son élection,
Emmanuel Macron avance sur ces deux jambes.
D’abord, donc, la
recomposition politique. Il s’agit de continuer à faire “bouger la
poutre” pour engranger les ralliements du centre et de LR : après
Darmanin, Le Maire et Bayrou, les héroïques traîtres de la première
heure, dont les postes de premier plan font saliver ceux qui n’ont pas
encore sauté le pas, on a vu surgir Roseline Bachelot, et presque
arriver Guillaume Larrivé.
Il a aussi
Christian Estrosi,
toujours fidèle au poste de grand chambellan de ce palais de la poutre
qui bouge.
Mais voilà, à moins de deux ans de l’échéance, comme les
municipales, qui devaient être, la base de cette recomposition, ont été
un fiasco pour LREM, Emmanuel Macron a décidé de passer à la vitesse
supérieure.
Le Jdd nous apprend que d'”
une nébuleuse, Emmanuel Macron veut faire une galaxie“.
Traduit en termes non jupitériens : “un dispositif consolidé, structuré
et élargi”.
Le but étant de multiplier ces petits partis
alliés-croupions : Agir, Parti radical, MoDem, pour bâtir enfin une
majorité présidentielle, appellation qui se substituerait à la marque
LREM ou “En Marche” trop démonétisée.