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mercredi 15 mai 2019

L’art de se tirer une balle dans le pied !

 
 


La liaison ferroviaire entre Perpignan et le marché d’intérêt national de Rungis est menacée.

En cas de fermeture, il faudrait la remplacer par 250 poids lourds par jour pour acheminer, à Rungis, quelque 400.000 tonnes de fruits et légumes par an.

Le dernier train des primeurs de Rungis, mis en place en 2007, se trouve aujourd’hui menacé.
La raison en serait la vétusté des 82 wagons de ce train vieux de quarante ans.
Le contrat actuel entre les transporteurs et la SNCF, qui expire le 30 juin, pourrait donc ne pas être renouvelé.
L’imbroglio économico-financier pourrait aboutir, en plus de la pollution et de l’encombrement, à la suppression d’une centaine d’emplois.
Un beau sujet pour un gouvernement qui se flatte de tout mettre en œuvre pour « sauver la planète » et se rallier les voix bobos-écolos.
Mais c’est une affaire plus difficile que de recevoir à l’Élysée une gamine suédoise illuminée et médiatisée…
Il faut travailler le sujet et ne pas se contenter de faire des phrases.
Il s’en passe, pourtant, de belles, sur nos routes de France.
Faites une centaine de kilomètres sur un grand axe routier.
Vous ne tarderez pas à les apercevoir, ces petits camions bâchés blancs sans aucune identification, anonymes.
Regardez leur plaque de près, vous y lirez un discret « PL » d’immatriculation en Pologne.
Ils pullulent sur nos routes. Pourquoi ?