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politique Française.
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Macron hué copieusement au Salon de l’agriculture. Des images que les médias ne montreront jamais, c’est exactement pour ça que les réseaux sociaux sont un danger pour leur « démocratie » pic.twitter.com/azJDIXqgDp
Source: AFP Manuel Valls au Salon de l'Agriculture
Le Premier ministre s'est arrêté à de nombreuses reprises aux différents stands du Salon de l'agriculture le 29 février.
Il a discuté avec les agriculteurs, le visage grave, au cours d'une visite effectuée dans un calme relatif.
«Vous êtes les pantins de l'Europe», ou encore «Vas te cacher. T'as rien compris petit zizi, tu vas pas changer l'Europe», ont notamment lancé certains éleveurs au Premier ministre.
Cette visite intervient après celle de François Hollande, le 27 février dernier, au cours de laquelle le président français avait rencontré l'hostilité des agriculteurs.
Manuel Valls a aussi essuyé quelques huées et quolibets d'éleveurs désabusés dans la partie du Salon consacrée aux vaches laitières, après être arrivé bien avant l'ouverture aux visiteurs et entouré d'un imposant service d'ordre.
François Hollande au salon de l'agriculture, le 27 février 2016. Crédit Reuters
Des CRS ont pu intervenir peu après l'ouverture du Salon de l'agriculture, samedi matin, pour maîtriser des manifestants
Le Salon international de l'agriculture s'est ouvert dans une ambiance houleuse, ce samedi à Paris. Des manifestants ont totalement démonté le stand du ministère de l'Agriculture, avant d'être maîtrisés par des CRS.
Dès le début de sa visite, le président s'est engagé à "tout faire" pour aider les agriculteurs. Mais cela n'a pas suffi à les calmer.
C'est par des sifflets que François Hollande a été accueilli ce samedi au Salon de l'agriculture.
Des agriculteurs, revêtus pour certains de tee-shirts noirs marqués « Je suis éleveur je meurs », ont également scandé « Démission ». « C'est l'état d'urgence pour l'élevage ! » lance l'un d'eux. « Bon à rien », « on n'est pas des migrants », « connard », « fumier » et autres insultes ont fusé tandis que le président progressait au milieu d'une haie hostile d'éleveurs. « Il s'en fout complètement de nous », clame un autre. « Ça fait un an qu'on mène des actions en France, personne ne nous écoute », renchérit un troisième.
Hollande hué et insulté au Salon de l'Agriculture
#SIA2016 ▷▷▷ François Hollande hué et insulté par des éleveurs peu après son arrivée au Salon de l'Agriculture► Des éleveurs, revêtus pour certains de t-shirts noirs, ont hué le président en scandant "Démission"► "Si je suis là aujourd'hui c'est pour montrer qu il y a une solidarité nationale", et "on va tout faire" pour aider l'agriculture", a déclaré le président
Posté par iTELE sur samedi 27 février 2016
Le président, accompagné du ministre du l'Agriculture Stéphane Le Foll, n'a pas interrompu pour autant sa visite.
« La colère, je l'entends, je la comprends », a expliqué le président à un agriculteur.
Le président s'est engagé à « tout faire » pour aider les agriculteurs en difficulté.
« Si je suis là aujourd'hui, c'est pour montrer qu'il y a une solidarité nationale », et « on va tout faire » pour aider l'agriculture, car « en défendant l'agriculture je défends toute la nation », a déclaré le président, accueilli à son arrivée à 6 h 46 par le président de la FNSEA Xavier Beulin, entouré de membres du syndicat drapeaux à la main.
« Les cris de détresse, je les entends (...)
La colère, je préfère qu'elle s'exprime à l'occasion de ce Salon qu'à l'extérieur », et « c'est une demande très forte qui est exprimée », a déclaré le président, durant la suite de sa visite au Salon.
Il a rappelé les mesures gouvernementales pour aider les éleveurs en difficulté et redemandé aux groupes de distribution, dont les négociations tarifaires annuelles avec leurs fournisseurs s'achèvent dans deux jours, de « faire un effort de solidarité ».
Avec l'effondrement généralisé des cours agricoles qui frappe en particulier les éleveurs, plus de 40 000 exploitations sont en situation d'extrême urgence, selon Stéphane Le Foll.
Plus de 60 000 (sur 490 000) ont réclamé de l'aide alors qu'un éleveur de porcs, en Bretagne, perd jusqu'à 6 000 euros par semaine.