12samediNov 2016
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Voilà ce que j’ai collé hier soir dans le cahier de propositions destiné au Préfet et à notre DDSP 92 qui se déplacent au Commissariat de Courbevoie le 15.11.2016 :
« Monsieur le Préfet, monsieur le directeur,
Je ne comprends pas vraiment le pourquoi de cette réunion de concertation qui aurait pour but « de nous faire évoquer des pistes de réflexion à porter à la connaissance de nos autorités ».
Il me semble, pourtant, que l’ensemble de notre hiérarchie a tous les chiffres nous concernant.
Comment a-t-il pu échapper à notre administration, par exemple, que depuis tant d’années, il y a de plus en plus de danger à exercer notre métier ?
Au delà de la série d’attentats qui ont touché notre pays ces 23 derniers mois, comment a-t-il pu échapper à nos dirigeants les chiffres alarmants de suicides dans notre profession, toutes les années antérieures ?
Comment a-t-il pu échapper à nos gouvernants qu’il y a de plus en plus de blessés graves parmi nous, de plus en plus de brûlés par des cocktails Molotov, de plus en plus de menaces dirigées contre nous ?
Des menaces directes… parfois même portées à terme comme pour nos deux collègues tués devant leur enfant.
Comment a-t-il pu échapper à nos supérieurs, tout simplement, la banalisation des violences à notre encontre, tout au long de cette dernière décennies ?
Alors que même BFM le porte à la connaissance de tous.
Il y a aussi de plus en plus d’outrages, même si concernant ce point précis, ils n’apparaissent pas tous dans les statistiques en effet, tant la procédure est lourde et toujours en défaveur des victimes dans notre pays.
Comment a-t-il pu échapper à nos autorités les humiliations que nous subissons sans cesse comme quand par exemple, on permet à nos délinquants, même les multirécidivistes, d’exiger en pleine voie publique notre fameux numéro RIO, pour mieux nous provoquer ?
Le pire étant que notre administration leur donne doublement raison en nous obligeant systématiquement à nous justifier d’un de leur signalement, en un simple clic, sur la plateforme de l’IGPN.
C’est presque aussi scandaleux que quand Monsieur Cazeneuve, qui est censé être notre grand protecteur, désigne des tueurs de flics comme des simples « sauvageons ».
Et tout aussi honteux que quand Monsieur Cambadélis, premier secrétaire du parti au pouvoir que nous servons, nous désigne comme de vulgaires suppôts de Satan.