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mardi 13 mai 2025

« Réindustrialisation. Trump est-il en train de gagner son pari ? ». L’édito de Charles SANNAT

 

 

par | 13 Mai 2025 |

 

Mes chères impertinentes, chers impertinents,

Honda, Nissan, Volvo, GM, Toyota, Hyundai : selon les analystes de Deutsche Bank les constructeurs ont multiplié les annonces de relocalisations de production aux Etats-Unis. 

Les droits de douane de 25 % imposés par Donald Trump sur les importations de voitures commencent-elles à provoquer l’effet escompté ? Voilà le sujet de mon intervention sur Ecorama au départ !

Au départ parce qu’en réalité Donald Trump que cela plaise ou non est effectivement en train de faire changer considérablement la mondialisation telle que nous la connaissions.

Trump n’est pas fou et il ne souhaite pas faire s’effondrer l’économie mondiale.

Il procède donc par négociations et itérations afin de réduire les déséquilibres provoqués par ces 30 dernières années de mondialisation.

C’est d’ailleurs avec ces 30 années de mondialisation que la « pollution » et les problèmes de ressources se sont considérablement aggravés.

La grande cause de nos problèmes « climatiques » est en réalité la mondialisation.

La mondialisation a été et est toujours un massacre social, environnemental, économique majeur et terrifiant dont quelques milliardaires profitent allègrement et avec eux toute une caste d’hommes politiques corrompus à travers la planète.

La réalité c’est que venant du monde d’avant, celui où l’on gardait même un sac plastique parce que c’était « précieux » ou « utile » il n’y avait pas de poubelles jaunes, et le compost pas plus car nous mangions tous les restes jusqu’aux derniers. Nous ne changions pas de meubles, et nous réparions tout, y compris les chaussettes trouées !

lundi 20 avril 2020

Relocalisations : comment et par qui ?



 


Depuis les débuts de la pandémie, les pénuries criantes qui paralysent l’action sanitaire de l’Europe, mais également son redémarrage industriel suspendu aux approvisionnements chinois, ont convaincu tout le monde qu’il faut relocaliser d’urgence. 

C’en est même devenu un mantra, repris par tous, y compris les plus ardents défenseurs du libre-échangisme, dont Macron et Le Maire…

Le souverainiste que je suis ne pourrait que se réjouir de constater l’adhésion unanime à ses idées, qui valaient il y a encore quelques semaines des procès en hérésie, irréalisme économique, passéisme : nous allions réveiller la bête nationaliste et en même temps ruiner l’économie…
Sauf que la réalité finit toujours par rattraper les utopies, et dans le cas présent, la réalité est particulièrement cruelle et amère pour nous.
La France compte aujourd’hui près de 9 millions de personnes au chômage à temps partiel, qui s’ajoutent aux 6 millions et demi de chômeurs des quatre catégories qu’elle traîne depuis vingt ans. Au lendemain du confinement, les choses ne retourneront pas à la « normale » du jour au lendemain et le taux de chômage sera probablement, pour longtemps, bien supérieur à ce que nous supportions déjà avant…
Relocaliser est donc une urgence cruciale, impérieuse, vitale même, car l’économie tertiarisée ne pourra jamais absorber le tiers du quart des bataillons de sans-emploi qui vont plonger nos pays dans la précarité et l’instabilité.

lundi 6 avril 2020

Réindustrialisation, après l’épidémie : pourquoi et comment ?


 

Le choix souverainiste

Il semble que le recouvrement de notre indépendance, et donc de notre souveraineté, minimale sur le plan sanitaire et médical soit un objectif désormais admis par la majorité.

Tant mieux. Cela impliquera le rapatriement d’une partie de la production des médicaments et des équipements médicaux, en particulier les plus critiques (principes actifs, antibiotiques, intermédiaires de synthèse…) dans les domaines-clés (virologie, cancérologie, système nerveux…).
Mais la crise actuelle nous montre qu’il ne faudra pas s’arrêter là.
Il est, en effet, intéressant d’étudier quels secteurs économiques ont été contraints, malgré le confinement, de poursuivre leur activité à 80 ou 100 % : l’ensemble de la chaîne agro-alimentaire mais aussi l’énergie, le traitement des déchets et de l’eau, les télécommunications, les systèmes informatiques, l’ensemble des réseaux de transport, même si ceux-ci tournent au ralenti, et, bien sûr, le système bancaire et deux tiers des services publics.
Il est donc clair que, dans l’optique d’un fonctionnement autonome de notre économie en cas de nouvelles crises, ces secteurs devront être « sauvegardés » et faire l’objet de protection spécifique (contrôle des maillons critiques de la chaîne d’approvisionnement, relocalisation de la fabrication partielle ou totale…).
Mais bien d’autres secteurs ne peuvent, en réalité, être paralysés sous peine de blocage à très moyen terme (6 à 12 semaines maximum) du reste de l’économie et de la vie quotidienne des Français. Exemple : l’électronique, avec l’appel solennel d’une dizaine de représentants des industriels des semi-conducteurs à assurer la continuité totale d’exploitation du secteur.
Il est, effectivement, utile de rappeler que ces composants sont « essentiels à toutes les infrastructures et équipements vitaux » décrits plus haut.
Les microprocesseurs sont, en quelque sorte, les « cerveaux » de tous les équipements électromécaniques.