Richard Hanlet
Aujourd’hui, L’Oréal frappe un grand coup en choisissant une certaine Amena Khan pour une pub de shampooing Elsève.
Ah ! le Grand Remplacement, en voilà, un beau sujet d’empoignade…
Évidence pour les uns, phobie irrationnelle pour les autres : s’il est un domaine qui a tranché, c’est bien la publicité.
Ici, pas de déni du réel, on est dans la vraie vie et ça coûte du vrai argent.
Vous avez remarqué, depuis quelques années, dans les spots télévisés, l’injection quasi systématique de personnes et de couples « issus de minorités visibles », comme on dit maintenant.
Il faut viser large, et la première poupée Barbie voilée sera bientôt en rayon.
Bien sûr, une marque aussi constamment en pointe que L’Oréal dans le politiquement correct ne pouvait pas passer à côté du marketing ethnique.
Il y a plus de dix ans, son directeur général avait déjà commis une charte sur la diversité.
Suivant en cela la politique de son célèbre prédécesseur Sir Lindsay Owen-Jones, qui s’était vu décerner, en 2005, l’International Leadership Award par l’Anti-Defamation League, l’organisation américaine qui lutte contre toutes les formes de discrimination.
Occasion, pour le prix Nobel de la paix Elie Wiesel, d’encenser le « cosméticien à sa mémère ».

