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vendredi 19 novembre 2021

Emmanuel Macron recase-t-il ses anciens copains de promo ?


 

 Iris Bridier 18 novembre 2021

L’Élysée doit signer, d’ici le 20 novembre, son décret de nomination qui fera de Mathias Vicherat le nouveau directeur de l’IEP de Paris.

 Cet adoubement arrive dix mois après l’affaire Duhamel qui avait mis en branle l’école de la rue Saint-Guillaume. 

Énarque, ancien directeur adjoint de la SNCF, secrétaire général de Danone (succédant à Emmanuelle Wargon), Mathias Vicherat est surtout un copain de promo d’Emmanuel à l’ENA. Parachuté, Mathias Vicherat ? Certains, à Science Po, le pensent au regard de son manque d’expérience académique. Petite anecdote : ce nouveau directeur était aussi, le 30 septembre 2006, témoin de mariage de deux autres amis de la même promotion Senghor, les époux Sébastien Veil (petit-fils de Simone) et Sibyle Petitjean, future PDG de Radio France

Emmanuel replace-t-il ses anciens camarades de promotion ? Les intéressés s’en défendent. Sybille Veil assure, dans Capital, que suite à sa nomination à Radio France, le Président ne l’a pas félicitée : « Non, pas directement, et tant mieux, cela aurait pu être mal interprété, raconte la PDG, qui dit ne pas avoir vu Jupiter dans un cadre privé depuis trois ans. C’est bien que nous gardions une certaine distance. » Même argument pour Mathias Vicherat à Sciences Po, qui se défend, dans Challenges : « Il y aura toujours les commentateurs de mauvaise foi. »

Autre membre de ce clan d’amis décrit par Capital comme « assez fêtards, qui, durant leur stage à Strasbourg, multipliaient les soirées dans les bars de la ville », Gaspard Gantzer, investi en 2017 par aux législatives et parachuté dans la 2e circonscription d’Ille-et-Vilaine, mais face aux critiques locales, il avait finalement renoncé. Parmi ses activités professionnelles, il dispense quelques cours à Sciences Po Paris…

jeudi 27 juin 2019

Les frasques de Khalid Bouksib : vers une nouvelle affaire Benalla ?

 
 



Un gouvernement trébuche souvent sur des bêtises ; l’affaire Benalla, par exemple.

Si ce proche d’Emmanuel Macron avait été illico congédié, il n’y aurait sûrement jamais eu… d’affaire Benalla.

Mais il y a des bêtises encore plus bêtes que d’autres, celles, par exemple, commises par un certain Khalid Bouksib, « expert en politique internationale », à en croire Libération, l’un des quotidiens marocains de référence, pays dont il est originaire.
Ce dernier, lui, est un proche d’Édouard Philippe.
Après l’Élysée, au tour de Matignon de se trouver au bord de l’œil du cyclone ?
Il est vrai que tous ces « proches » du pouvoir semblent avoir un sérieux penchant pour la castagne. Alexandre Benalla se bigornait avec des gauchistes. Khalid Bouksib, ce serait plutôt le CRS.
Il y en a pour tout le monde et tous les goûts sont dans la nature, fût-elle belliqueuse.
Résumons les faits, dévoilés par Mediapart.
Ce dimanche 23 juin, Khalid Bouksib est arrêté pour « violences volontaires sur une personne dépositaire de l’autorité publique ».
Tout démarre, une fois encore, de manière très bête.
Khalid Bouksib veut entrer dans une résidence privée et, comme il ne connaît manifestement pas le code d’entrée, se faufile derrière un homme, un CRS en civil.
Au début, rien de grave : avoir oublié ou perdu un de ces foutus codes peut arriver à tout le monde et ne menace en rien la sécurité publique.
Seulement voilà, le ton monte vite.
Les insultes pour commencer, les coups pour finir.
Khalid Bouksib a immédiatement le dessus.
Rien d’étonnant : il est un des camarades de boxe d’Édouard Philippe, du temps où le futur Premier ministre n’était que maire du Havre.
Mais, pire que les coups et les insultes, il y a les mots qui font désordre, dont l’indémodable « Tu ne sais pas à qui tu as affaire »

mardi 25 juin 2019

Khalid Bouksib, un proche d’Edouard Philippe en garde à vue

 
 


 


Interpellé une première fois dimanche pour des violences sur un policier en civil près de Rouen, il avait été libéré avant d’être arrêté de nouveau ce matin.
Il s'était présenté comme le conseiller « diplomatie et communication » du Premier ministre.

Ce qu'il n'est pas, même si sa proximité avec Edouard Philippe semble bien réelle.
Khalid Bouksib est à nouveau en garde à vue ce matin pour « violences volontaires sur personne dépositaire de l'autorité publique ».
Ce consultant sur les relations franco-marocaines est soupçonné d'avoir frappé un policier en civil dans les environs de Rouen (Seine-Maritime).
Il avait déjà été interpellé et placé en garde à vue, dimanche 23 juin, par les policiers de la sûreté urbaine de Rouen, comme l'a révélé le site Mediapart.
Mais l'homme avait été libéré quelques heures plus tard, après avoir prétendu être un conseiller diplomatique de Matignon.
Cette fois, ce sont les policiers du SRPJ de Rouen qui l'ont arrêté après avoir récupéré ce dossier sensible.
 
Altercation avec un CRS en civil

dimanche 24 septembre 2017

Haute-Savoie. Nernier : passe-droit pour la famille royale qatarie

 
Avec son style kitsch et clinquant, la propriété jure un peu dans le paysage local. À la frontière franco-suisse, le village de Nernier compte moins de 500 habitants.  Photos Le DL/Virginie BORLET/Grégory YETCHMENIZA
 
Dans la petite commune de Nernier, en Haute-Savoie, la famille princière qatarie a pu se faire construire une grande propriété au bord du lac Léman, en s’affranchissant de la réglementation.
 
Selon que l’on soit puissant ou misérable…
 
Le cadre réglementaire peut parfois être assoupli.
C’est le cas à Nernier, sur les rives françaises du Léman, où la famille princière qatarie a bénéficié d’un joli passe-droit, s’affranchissant de plusieurs contraintes légales avec la bénédiction de l’État.
Jassim Al-thani, membre de la famille princière qatari, est propriétaire d’une résidence secondaire dans ce village situé à moins de 30 km de Genève (Suisse).
De la bâtisse acquise, il a fait une demeure cossue à l’architecture kitsch et massive, bordée de clinquants candélabres, de fontaines et d’une terrasse XXL.
Mais au-delà des seules atteintes esthétiques au style architectural ambiant, la propriété multiplie les irrégularités urbanistiques ( lire aussi ci-contre ).
Une pergola et une plate-forme en béton - qui sert de « tapis » de prière - ont été plantées en zone non-constructible, la maison culmine deux mètres au-dessus du plafond légal, les terres alentours sont rachetées sous le manteau…
 
Le fait du prince
Dans la petite commune, toutes ces indélicatesses font un peu grincer.