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mardi 20 février 2024

Israël, ou la persécution des chrétiens, des musulmans, des Noirs ... et des femmes, en 10 points stupéfiants


israel
 
© Haley Black on Pexels.com
 
 Ilyes Zouari
libnanews.com
mar., 13 fév. 2024
 
Parallèlement à l'effroyable et sanguinaire occupation multidécennale de la Palestine, une des occupations les plus cruelles de l'histoire, Israël mène une politique d'apartheid particulièrement hostile aux minorités ethniques et religieuses historiques présentes sur son propre territoire.

Loin d'adhérer aux valeurs de l'Occident, comme le prétend la propagande sioniste dont pâtit notamment le Liban, Israël est en réalité le pays le plus raciste et le plus ségrégationniste au monde, paradis des théories raciales, et est même en train de devenir un des pays les plus misogynes de la planète. Une situation dramatique, qui ne fait pourtant que s'aggraver d'année en année, du fait d'une totale impunité et pour des raisons démographiques liées à la montée en puissance des juifs ultra-orthodoxes.

Alors que :

► les chrétiens et les musulmans d'Israël, qui regroupent 19 % de la population du pays dans ses frontières internationalement reconnues de 1967, ne sont pas des immigrés mais les descendants des rescapés de l'épuration ethnique organisée par l'armée israélienne et des milices juives sionistes dans les quelques mois ayant précédé et suivi la création d'Israël, le 14 mai 1948, et ayant abouti à l'expulsion de près de 85 % de la population arabe (en s'appuyant notamment sur un grand nombre de massacres de civils, par l'extermination de la population de certains villages dans les zones rurales, et par une vague d'attentats terroristes sanglants ciblant les lieux publics dans les villes. Des crimes qui ont notamment été perpétrés par l'Irgoun et le Lehi, deux milices sionistes comparables aux SS allemands de la seconde guerre mondiale, dont les méthodes et la philosophie ont été qualifiés de « nazis » par Hannah Arendt dans une lettre ouverte publiée par le New York Times, le 2 décembre 1948, et qui étaient dirigés respectivement par Menahem Begin et Yitzhak Shamir, qui accédèrent aux plus hautes responsabilités du pays quelques décennies plus tard. Ainsi, Israël est l'un des très rares pays de l'histoire récente à avoir eu deux dirigeants ayant personnellement ordonné le massacre de populations civiles, comme celui de la population villageoise de Deir Yassin, commis conjointement le 9 avril 1948 par l'Irgoun et le Lehi - où certaines victimes ont été brûlées vives dans des fours, et l'attentat de l'hôtel de l'hôtel King David de Jérusalem, qui fit 91 morts le 22 juillet 1946 et fut perpétré par l'Irgoun. Et auxquels s'ajoutent des assassinats ciblés de hautes personnalités étrangères, comme le double assassinat du médiateur de l'ONU, le comte suédois Folke Bernadotte, et du chef des observateurs militaires en Palestine de la même organisation et colonel de l'armée de l'air française, André Sérot, commis par le Lehi le 17 septembre 1948. Une campagne de terreur qui avait d'ailleurs déjà commencé avant la seconde guerre mondiale, dans la seconde moitié des années 1930).

► le territoire d'Israël n'a jamais été uniquement peuplé par les juifs dans l'antiquité, contrairement à ce qu'affirme la propagande officielle et sioniste, mais que d'autres peuples y habitaient également (les chrétiens et les musulmans d'Israël ayant donc souvent des ancêtres à la présence très ancienne, et étant même, pour un certain nombre d'entre eux, les lointains descendants de juifs convertis) ;

mercredi 26 juillet 2023

À Avignon, on embroche des bébés blancs sur scène : tout va bien !


 
 
 
Arnaud Florac 25 juillet 2023

On se souvient, évidemment, des paroles magnifiques de l'artiste Nick Conrad qui, dans sa chanson « PLB » (« Pendez les Blancs »), disait : « Je rentre dans des crèches, je tue des bébés blancs/Attrapez-les vite et pendez leurs parents. » 

 Face à Charlotte d'Ornellas puis à la justice de notre pays, il avait invoqué le second degré, la liberté artistique et toutes ces sortes de choses. 

Il avait d'ailleurs été condamné à une amende symbolique, avant de récidiver avec « Doux Pays », avec des paroles tout aussi explicites : « J'ai baisé la France, brûlé la France/Doux pays de mon enfance. » Paroles qui lui avaient, cette fois, valu un classement sans suite.

Au festival d'Avignon, on a pris l'habitude de la subversion subventionnée, de la rébellion à la mode. Les « mutins de Panurge » moqués par le grand Philippe Muray n'ont jamais eu pignon sur rue à ce point. Quel courage de dénoncer le colonialisme, le sexisme ou le racisme, en France, en 2023 ! Quel courage, en ouverture du festival et dans la cour du palais des Papes, que de faire une minute de silence pour Nahel ! Si vous vous pensez rebelle ou subversif, mais que le pouvoir vous subventionne par millions, il est peut-être temps de vous poser les bonnes questions. Ainsi du spectacle Carte noire nommée désir, dans lequel huit "artistes" noires alternent les acrobaties et la danse - dont l'incontournable twerk, évidemment - pour faire « voler en éclats l'imaginaire colonial et son cortège de clichés » afin de « faire sororité ». Derrière ce charabia bien-pensant et à la mode, il s'agit, comme toujours, de faire honte à l'Occident et aux méchants Blancs.

Parmi les choix de mise en scène audacieux de Rebecca Chaillon, on relève une femme qui se déplace sur scène avec une longue brochette de poupées, de la taille d'un bébé - des bébés blancs, évidemment. Embrocher symboliquement des bébés blancs, en voilà une idée originale !