parLalaina Andriamparany
2 novembre 2021
Alors que le médicament antiviral, le Molnupravir, n’a pas encore obtenu l’approbation des autorités sanitaires, le laboratoire pharmaceutique américain a déjà fait une prévision de son chiffre d’affaires suite à la vente du produit.
L'entreprise pense augmenter son chiffre d'affaire de 7 milliards de dollars d’ici la fin de l’année 2022 grâce au Molnupravir. Le cas de ce médicament est d'autant plus intéressant qu'il démontre, exactement comme le vaccin, qu'une partie de l'industrie pharmaceutique ne réfléchit plus en termes de santé des individus mais de capacité à aspirer les ressources des Etats pour financer leur croissance.
Depuis la publication des données démontrant la capacité du Molnupravir à réduire de moitié le risque d’hospitalisation et de décès chez les personnes immunodéprimées, l’antiviral est suivi de très près. Dans un monde raisonnable, il faudrait d’abord que l’entreprises réponde à toutes les objections faites à l’utilisation rapide du médicament, à commencer par les effets secondaires que certains soupçonnent d’être très importants.
Les conseillers de la Food and Drug Administration (FDA), autorité sanitaire américaine, vont se réunir en novembre pour étudier la demande d’autorisation de Merck
L’entreprise pharmaceutique est persuadée qu’elle obtiendra rapidement le feu vert pour la commercialisation du Molnupravir, et elle le répète jusqu’à ce que cela devienne une prophétie auto-réalisatrice.

