Damien Abad, que certains LR taquins, dit-on, auraient baptisé Damien Aubade, est donc tranquille du côté de la Justice, puisque le parquet a décidé de ne pas donner suite « en l’état » au signalement de l’Observatoire des violences sexistes et sexuelles en politique, après le témoignage d’une femme qui l’aurait accusé de viol.
Il est donc temps de revenir à la politique. Force est de constater qu’on ne peut être qu’admiratif face à la capacité d’adaptation de l’homme.
Président du groupe LR à l’Assemblée nationale, il y a quelques jours encore, il est aujourd’hui membre du gouvernement d’Élisabeth Borne.
Imaginez comme tout est allé vite, pour lui. Ainsi, à l’heure où nous écrivons ces lignes, il n’a toujours pas eu le temps de fermer les volets de son site de député de l'Ain (damien-abad.fr) que l’on peut encore consulter pour « mieux [le] connaître ». Ni celui de faire le ménage de son compte Twitter. Donc, on en a profité pour remonter un peu le fil. Toujours intéressant de fouiller dans le passé d’un individu. Nos capacités d’investigation étant restreintes, nous n’avons pas cherché à savoir ce que le jeune Damien avait graffité dans les cagoinces de son collège lorsqu’il était en 4e B. Non, tout simplement, son compte Twitter depuis le début de cette année. Pas plus. Et ça suffit.
2 janvier. Démarrage en fanfare, très patriotique : « Ensemble pour une France retrouvée, fière de son drapeau, de ses racines, de son identité. #Arcdetriomphe#voeux2022. » Allusion au pavoisement de notre monument national aux couleurs de l’Europe sur ordre d’Emmanuel Macron, son boss d’aujourd’hui ?
5 janvier. Emmanuel Macron, justement, emmerde les non-vaccinés. Action-réaction : « C’est un populisme froid, calculateur, qui montre que le Président a fait une rechute. Il a expliqué, il y a quelques jours, qu’il aimait les Français mais le naturel revient au galop. »
