Translate

Affichage des articles dont le libellé est entre la peste et le choléra. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est entre la peste et le choléra. Afficher tous les articles

samedi 8 janvier 2022

La fausse concurrence Emmanuel Macron/Valérie Pécresse : après le liquidateur, la liquidatrice


 

 Publié le

Réagissant aux propos insultants d'Emmanuel Macron, Valérie Pécresse a semblé marquer sa différence : « J'ai été indignée par les propos du Président de la République. J'ai aussi été indignée qu'il affirme que les non-vaccinés ne seraient plus des citoyens car ce n'est pas à Emmanuel Macron de trier entre les “bons” et les “mauvais” Français. » 

Certes, mais qui a déclaré : « S'il y a une recrudescence de la pandémie, j'envisagerai uniquement le reconfinement des non-vaccinés » ? Eh bien, c'est Valérie. De là à penser que ses dernières indignations sont feintes, il n'y a qu'un pas que nous n'hésitons pas à franchir.

Le programme de Valérie Pécresse est identique à la politique menée par Emmanuel Macron. On ne peut douter de sa sincérité lorsqu’elle se présente comme la candidate du retour de la droite, on en conclut logiquement que Macron « ni de gauche ni de droite » n’a en fait, comme elle, jamais été que de droite. Il n’y a pas de retour à la droite avec la candidate, juste la continuité de l’agenda de l’« Europe » de Goldman Sachs et de Vanguard. La vidéo ci-dessous montre son parcours.


Courte bio de Valérie Pécresse

Elle est née à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), dans une famille de la bourgeoisie. Son père, Dominique Roux, universitaire, a été président de Bolloré Télécom, membre du Cercle des économistes. Son grand-père maternel, Louis Bertagna, psychiatre, a soigné l’anorexie de Laurence Chirac.
Son mari, Jérôme Pécresse, après avoir été banquier d’affaires au Crédit Suisse First Boston, est devenu vice-président exécutif d’Alstom (il est le seul à ne pas avoir été licencié lors de la vente d’Alstom par Macron à General Electric…).
Formation : HEC, ENA, Young Leader 2002 (Macron l’est en 2012), passée par Bilderberg en 2012 (Macron en 2014)

La candidate

vendredi 7 janvier 2022

Derniers sondages : Valérie Pécresse à la baisse mais toujours à la manœuvre…


 
 
 Nicolas Gauthier 6 janvier 2022

Comme le disait Valérie Pécresse : « Les sondages, ça va, ça vient, comme la queue du chien ! » Pas faux. 

Les politiques les brandissent lorsque flatteurs, les raillent dans le cas contraire. Un peu comme ces horoscopes qu’on fait mine de ne pas regarder dans les journaux du week-end, mais sur lesquels on se précipite dès que les convives ont le dos tourné.

Quant à la vox populi, elle prétend que toujours ils se trompent ; ce qui n’est qu’à moitié vrai. En effet, il n’est pas inutile de le rappeler : pour peu qu’ils soient à peu près sérieux – c’est-à-dire fondés sur un échantillon de plus de mille personnes –, les sondages nous disent, ce 6 janvier 2022 par exemple, pour qui les Français voteraient ce même 6 janvier, et non point à qui ils apporteraient leurs suffrages en avril prochain.

Au fait, que nous dit le dernier cru Harris Interactive de ce début d’année, maintenant que démarre véritablement la campagne présidentielle ? À 24 %, le Président sortant confirme son avance. Derrière, un trio que personne ne parvient véritablement à départager : Marine Le Pen, Éric Zemmour et Valérie Pécresse, à 16 %, globalement. Si les deux premiers évitent les turbulences, la troisième accuse une chute sensible alors que, récemment, un second tour lui était d’avance promis.

Stable, Marine Le Pen campe sur son électorat populaire dont le socle lui demeure acquis. Sa possible marge de progression ? Convaincre le reste, majoritaire, de ce même électorat populaire, souvent abstentionniste, mais qui parfois se réveille, pour peu qu’il en ressente l’envie. D’où la campagne de l’ancienne présidente du Rassemblement national en ces provinces oubliées par la capitale et les mégapoles.

Solide, Éric Zemmour le demeure, captant une partie du vote mariniste et celui de la tendance conservatrice des LR, celle qui a voté Éric Ciotti à la primaire républicaine. Seulement voilà, l’ex-éditorialiste n’est audible que par le peuple des CSP+ de droite, électorat que, précisément, Valérie Pécresse lui dispute. En ce sens, Zemmour bénéficie d’une assise fidèle ; limitée, mais fidèle, son audience étant quasi inexistante en cette France donnée pour « périphérique ».