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vendredi 13 mai 2022

Djellabas et voiles interdits pour rencontrer les dirigeants d’Oman


 Légende photo : Scène ordinaire sur une plage du sultanat d’Oman. Décryptage : ils n’ont pas de Jean-Luc Mélenchon ou d’Eric Piolle à Mascate.


L’invitation adressée à tous les journalistes accrédités auprès du sultan d’Oman Haïtham ben Tariqest est formelle.
 
 « Dress code obligatoire : veste pour les hommes, tenue élégante pour les femmes (jean et basket non acceptés) ». Pas de djellabas ou de voiles non plus.
 
Au moment où Jean-Luc Mélenchon défend le voile et les djellabas, veut imposer à la France un islam du Moyen Age, le sultanat d’Oman affiche sa modernité au Workshop « Oman à Paris » le mardi 17 mai de 14h00 à 18h00 à l’Automobile Club, place de la Concorde, à Paris.

L’évènement est un Point Presse avec le Secrétaire d’Etat au Tourisme du sultanat, son Excellence Mr Azzan Al Busaidi, et l’attaché au Ministère de l’Information, basé au Royaume-Uni, Mr Mohammad Al Basaidi. Cette rencontre coïncide avec le 20 ème anniversaire de l’Office de Tourisme du Sultanat d’Oman en France.

Lorsqu’on entend les hurlements de Mélenchon, qui défend un islam rigoriste d’un autre âge, ringard, il est du devoir de la rédaction des Observateurs.ch d’informer ses lecteurs qu’il existe un « islam censé » dans certains pays, à l’extérieur de la France. Des pays qui n’abritent pas « un Mélenchon » pour foutre le bordel.

Une fois encore, le sultanat d’Oman se pose en exception par rapport à ses voisins de la péninsule arabique, en partie du fait de son orientation religieuse légèrement différente, mais aussi par la personnalité originale du précédent sultan Qabus ibn Saïd, qui a fait prendre à son pays une trajectoire bien différente de celle des autres émirats. Investissant sur la culture, les arts, le patrimoine et l’éducation plutôt que dans les projets immobiliers ou mercantiles, cultivant un art de vivre où la religion est émancipatrice plutôt qu’oppressive, le sultanat se pose en contre-modèle des monarchies pétrolières où le luxe le dispute au rigorisme religieux.