Translate

Affichage des articles dont le libellé est clowns. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est clowns. Afficher tous les articles

dimanche 27 août 2023

Darmanin « orbanisé » par Mélenchon : les deux meilleurs imposteurs de l’été


 
 

 Frédéric Sirgant 26 août 2023

 

Marc Eynaud a bien vu ce que cachait la sortie de Gérald Darmanin sur la victoire « assez probable » de Marine Le Pen en 2027 : s'autodésigner comme son adversaire et s'introniser comme le candidat barragiste. 

C'est sans génie, mais c'est toujours bien calculé de préempter par rapport à tous ses petits concurrents macronistes un créneau qui s'est révélé porteur par le passé. Et puis on comprend que Darmanin ne raisonne pas comme Élisabeth Borne : elle est rigolote, elle qui prophétise que 2027, c'est bien loin, sans savoir si elle sera encore Premier ministre dans quelques mois, après un accident « assez probable » de 49.3 à répétition.

Mais en ce 25 août, Gérald Darmanin, après avoir engrangé le soutien de Nicolas Sarkozy, a dû savourer un nouveau ralliement : celui de Jean-Luc Mélenchon ! En effet, lors de l'université de LFI, il a intronisé Darmanin comme l'adversaire que la gauche aura à affronter, le représentant unique du macronisme et de la droite. Et de l'extrême droite aussi, puisque tout ce qui n'est pas NUPES, tout ce qui n'est pas Médine, relève de l'extrême droite, c'est bien connu.

Intronisé ? Mieux, il l'a « orbanisé » ! Rien que ça ! « Le candidat commun de l'espace idéologique que représente l'orbanisme français, la jonction de la droite avec l'extrême droite, c'est M. Darmanin », a-t-il lancé, lors d'une conférence aux universités d'été de son mouvement, les AMFIS.

Darmanin, l'Orbán français ! Cela relève du Gorafi. Comparer Darmanin à l'homme d'État hongrois, conservateur et patriote, populaire, constamment réélu sur une ligne claire, celle de la défense de son pays et des valeurs traditionnelles ! Il suffira de rappeler que Gérald Darmanin a construit sa petite ascension sur la trahison, celle des valeurs de la droite, celle du gaulliste Christian Vanneste puis celle de son parti, et cela, dès 2017, en se ralliant au macronisme, l'exacte antithèse de l'orbanisme ! Et ne parlons pas de l'écart de charisme entre les deux hommes...